Pourquoi devrais-tu partir voyager seul et maintenant ?

Car on t’a menti. On t’a menti sur beaucoup de choses. Beaucoup et trop longtemps. Et sur beaucoup de choses on te mentira encore. En une chanson sans cesse rabattue, ressassée, remâchée. On t’as menti. Souvent pour de mauvaises raisons. Rarement pour les meilleures.

On t’a menti. Parce que l’on souhaite te protéger. Parce que l’on t’aime. Parce que l’on souhaite ton bonheur. Parce ce que l’on souhaite ta réussite professionnelle. Parce que celle-ci devrait se faire ici et maintenant. Parce que ton bonheur, ton épanouissement, devrait se faire ici et maintenant.

Et puis on a entretenu ta peur. Ta peur de l’inconnu. Ta peur des autres. Ta peur des différences. Ta peur des changements. Ta peur des risques. Des erreurs. De l’échec. De toi-même. Cette peur qui enferme les hommes. Cette peur qui met des œillères. Cette peur qui abrutit l’esprit. Mais l’esprit et le corps peuvent se libérer de la peur. Tu peux percer la bulle de mensonges.

Alors change. Vis. Voyage.

Voyage car le monde n’est pas si dangereux

Crois-moi, le monde n’est pas si dangereux. Mieux. Le monde n’est pas dangereux. Oui, les hommes le sont. Parfois. Mais les hommes sont majoritairement bons. Pas en tout temps, pas en tout lieu, je te l’accorde. Et certainement pas là où l’avidité, l’obscurantisme, l’esclavage économique ont pris ou repris place.

Mais les hommes sont bons. Oui l’homme est bon. Quelque soit sa couleur, son origine, sa religion. Quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, l’homme simple est bon. Son coeur et son âme parlent notre langage. Ton langage. Un langage universel. Un langage qui fait fi des frontières. Un langage où le verbe est un sourire. La gentillesse, la grammaire. La recherche du bonheur, la ponctuation.
Voyage et tu verras que le véritable danger n’est pas celui que tu crois…

 

Voyage car la beauté de ce monde disparaît

C’est bien triste, c’est très regrettable mais c’est un fait. Le monde disparaît. Il disparaît… Englouti peu à peu par nos larmes, nos armes et les flots. Il disparaît sous les côtes en béton, les sentiers en goudron et quelques panneaux publicitaires vantant le bonheur coca cola et les bienfaits des fast food.Voici le panorama que l’on produit, reproduit, exporte et impose. Souvent par la menace. S’il le faut par la force. On le vend aussi par la prose. Car c’est de la croissance, c’est de la consommation, c’est une conception matérialiste de la société que l’on nous dicte et qui laisse tant d’entre nous sur le côté de la route. Rejetés. Crevés. Comme de vieux pneus usés.

Et la carte postale. Que devient cette carte postale rêvée, idéalisée, sublimée ? Que devient l’épi florissant de tes aventures ? La carte postale de ce monde, celle pour laquelle tu as durement économisé quelques deniers pour te l’offrir, que devient-elle ? Elle disparaît, elle aussi, peu à peu. La beauté de ce monde, elle disparaît avec lui. Cette beauté, celle que l’on trouve dans le coeur des hommes, dans des paysages préservés, n’a pas de valeur tangible, n’a pas de valeur réelle. N’a plus de valeur. Et puisque rien dans ce monde ne peut plus exister sans valeur marchande, sans un prix, sans profit, ce qui reste est donné en sacrifice sur l’autel du tourisme de masse.

Alors voyage avant qu’il ne reste que des souvenirs des beautés de ce monde…

 

Voyage car tu ne seras jamais vraiment seul

Il y aura des moments de vide. Il y aura des moments de doute. Il y aura des moments où la solitude sera une torture pour celui qui a soif de paroles, de contact, de chaleur humaine. Mais, si tu regardes bien le monde qui t’entoure, tu trouveras toujours avec qui partager ton pain quotidien. Un compagnon de route.
Il ne sera peut-être qu’une présence, qu’un regard, il ne deviendra pas forcément ton ami. Mais il sera là. Ils seront là. Attendant une réponse. Attendant que tu surmontes la peur. Ta peur de l’autre. Car je te le répète, l’homme est bon. Il souhaite partager ses rêves et entendre les tiens.
Et parfois, en d’étranges circonstances, au milieu de nulle part, tu pourras trouver l’ami que tu as toujours cherché. L’âme soeur pour qui ton coeur toujours battait. Alors voyage.
Voyage, car même le coeur le plus solitaire possède une porte entrouverte pour l’amour et l’amitié.

 

Voyage car un jour tu seras vieux

Ton corps ne sera plus le même. Ton corps sera fatigué, usé, laminé. Tu auras une grande partie de ta vie derrière toi. Une route sans retour. Un monde sans détours. Ce monde qui était devant ta porte et que tu n’as pas connu aurait pu te changer. Il le peut toujours… mais l’impact sur ta vie sera moindre.
N’attends pas la retraite pour vivre. N’attends pas la retraite pour voyager. Il viendra un temps ou ne seras plus aussi vif, aussi agile, aussi fort qu’avant. Tu seras vulnérable. Tu n’auras peut-être plus la même insouciance, la même énergie par rapport à ce monde. A ces cultures si étranges, à ces cultures qui nous échappent. Le jeune voyageur peut être modelé par le voyage. Il est élastique. Il s’adapte. Le voyageur tardif souhaite souvent modeler le monde à l’image qu’il se fait du voyage. Le confort remplace la notion d’aventure, le coût domine l’expérience, la notion de sécurité empiète sur celle de la réelle découverte.
Voyage avant que les ans qui passent enferment définitivement l’enfant qui a soif de découvertes.

 

Voyage si tel est ton souhait réel.

On ne voyage pas pour son entourage. On ne voyage pas par devoir. On voyage pour soi. On ne devrait jamais voyager parce que l’on nous dit que cela fera de nous une personne meilleure. Mais on devrait suivre notre coeur si ce dernier sent que cela est vrai.
Je n’ai rien à prouver. Je n’ai rien à cacher. Je ne fuis pas ce monde. Je pars à sa rencontre. J’y vois là mon projet. J’y trouve là ma vision.
Le voyage peut-être un désir profond. Le voyage peut-être une quête spirituelle. Mais le voyage ne me rend pas heureux. Pas uniquement. Pas forcément. Voyager pour voyager ne rend pas heureux. Voyager ne me rend pas heureux. Mais voyager me donne des clés me permettant d’aspirer au bonheur. Pas seulement le mien. Mais aussi celui des autres.
Et c’est dans ce projet égoïste que l’expérience m’amène à devenir plus altruiste.
Voyager n’est pas une fin. Et pour beaucoup, il en a une. Pas pour moi. Car c’est mon choix. Car c’est ma voie. Peut-être voyager te permettra de trouver la tienne.

 

Voyage car tu n’as pas besoin d’être riche pour voyager

Ce n’est pas une question de compte en banque. C’est plus une question de volonté. C’est d’avantage une question de temps. Épingler les capitales et les selfies comme d’autres épingles les papillons appauvrira certainement ton portefeuille mais n’enrichira pas ton âme. Ce n’est pas dans les mégalopoles mondialisées, uniformisées, aseptisées, aux panneaux étincelants, à l’appel consumériste incessant que tu voyageras réellement.
Voyager n’est pas une question de distance, de miles, de fuseaux horaires. Voyager est un état d’esprit. Le voyage ce n’est pas un tour du monde de 6 mois, d’un an, de toute une vie. Le voyage c’est ta vie. La vie c’est un des voyages. La vie est le véritable voyage.
Et, lorsque tu auras compris qu’un voyage ne débute pas à des milliers de kilomètres de chez toi mais au pas de ta porte, alors tu sauras qu’il ne faut pas être riche pour voyager. Tu possèdes déjà la plus belle des richesses. Car si tu le souhaites, tu peux faire de chaque jour un voyage. Ce voyage pourra être gai. Il pourra être triste. Il pourra être court. Ou il pourra durer toute une vie. Mais il sera tien. Et comme tu es unique, il en sera de même avec ton voyage.

Moi qui parcourt sans cesse les kilomètres à la recherche de mon ombre, je te le dis.

Pars. Pars seul. Maintenant. Pars seul et voyage…

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