Je sais. Cela va être de la redite. Lorsque j’ai commencé ce blog voyage, je ne m’imaginais pas vraiment ce futur ni ces aventures. Je ne m’imaginais pas qu’il allait me mener dans de si nombreuses contrées. Au départ, je ne savais ni faire des photos, ni faire des vidéos. J’ai tout appris sur le tas et j’apprends encore tous les jours. Après avoir travaillé avec mon pays de naissance, la Pologne, et mon pays d’adoption, la France, voici qu’est venu au tour du pays pour lequel j’ai beaucoup d’admiration : le Japon. Magda et moi, nous avions fait un voyage personnel il y a quelques années de cela. Magda était alors étudiante et prenait des cours du soir de japonais. Cela nous a vraiment beaucoup aidé pour nous y retrouver et sympathiser avec les locaux. Par conséquent, c’est non sans une petite fierté que j’ai eu le plaisir de me voir inviter, avec Magda, pour réaliser un reportage dans la région d’Hida Takayama.

A la découverte d’Hida Takayama.

Notre premier arrêt se fera à Shirakawa-go. Loin, bien loin de la frénésie tokioite. Shirakawa-go semble au premier abord comme un assemble de maisons de pailles issues du conte des 3 petits cochons. De loin, il semblerait qu’un souffle pourrait les mettre à terre. Pourtant, il n’en est rien. Les siècles passent et le petit village de Shirakawa-go inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité tient toujours debout. Vaillant face au temps et à l’adversité.

10m de neige cumulés, c’est ce qui peut tomber / an sur ces minka “maisons du peuple” posées dans le berceau des montagnes non loin du parc national d’Hakusan.

Le lieu est prisé des japonais qui y viennent à l’automne admirer les couleurs ardentes d’or et de feu. C’est d’ailleurs depuis le point d’observation que l’on découvre le village. Peut-être les japonais laissent-ils une prière à l’un de leur nombreux kamis “dieux”. Le paysage s’y prête parfaitement. La nature est un temps. Les maisons étant bâties dans le style gasshō-zukuri à savoir, « construit comme des mains en train de prier » , y prier, c’est un mec comme un mot compte double au scrabble.

Tym sposobem przejdziemy od perspetywy makro do mikro i będziemy mogli podziwiać pełny urok tutejszych zabytków i krajobrazów.

Point de vue d’observation sur le village “Tenshuaku observatory”
Adresse: 2269-1 Ogimachi, Ono-District, Gifu, 501-5627
GPS: 36.262921, 136.908461

A la rencontre de Shirakawa-go

En route, pour Shirakawa-go, on fait un arrêt au restaurant Masuen Bunsuke. Notre première vraie sortie du taxi depuis que l’on est arrivé dans la région d’Hida Takayama.

Encore un peu sonné par le vol et le décalage horaire, cela nous fait un grand bien de prendre un bol d’air frais dans un environnement en pleine nature.

Il y a ce côté déco surannée avec un mélange hétéroclite d’ancien et de moderne dans un chaos ordonné que je trouve des plus apaisant. Une sorte de boutique d’apothicaire en guise d’accueil, une jolie baie vitrée donnant sur l’extérieur comme vue principale.

Mille petits bols qui donne cette sensation de replonger en enfance avec des plats miniatures et colorés.

Le propriétaire souriant. Un papi adorable et travailleur comme on en voit tant dans les films de Miazaki.

RESTAURANT MASUEN BUNSUKE
Adresse: 1915 Ogimachi, Shirakawa, Ono District, Gifu 501-5627
GPS: 36.264460, 136.910213
site officie

Balade dans Shirakawa-go

Une fois que l’on avait vu le village depuis le point de vue touristique, on avait qu’une hâte, se balader dans ses rues.

Je me retrouvais fasciné par un rien. Par la paille. Par les fleurs. Par une borde d’incendie.

Les carpes koï que l’on découvre dans les conduites d’eau le long des rues. Anecdote amusante, les cartes koï de parents japonais et élevées au Japon peuvent atteindre des sommes astronomiques (1,5 millions d’euros) un peu comme des pure sangs arabes. La carpe koï la plus prisée est la tancho 丹頂 de couleur blanche avec une unique tache rouge au sommet de son crâne car ce motif rappelle celui du drapeau japonais. Elles sont appréciées car elle sont très paisibles et apportent une touche de sérénité indiscutable.

Wada House

Le style de construction gassho (avec les toits pointus) est évidemment retrouvé dans la maison traditionnelle Wada (qui provient, si ma mémoire est bonne, du nom des propriétaires de la maison dont on retrouve l’héritier à l’accueil qui s’occupe des tickets). Le toit de chaume qui recouvre la bâtisse provient de l’époque d’Edo. A l’intérieur, tout est de bois. J’avais du mal à monter les escaliers étroits pour me faufiler jusqu’au second étage. Au niveau du grenier, on élevait les vers à soie.

SKANSEN GASSHOZUKURI MINKAEN

On traverse le pont qui surplombe la rivière Sho pour nous retrouver de l’autre côté pour déguster un thé japonais infusé sur un foyer traditionnel et, là encore, profiter de l’ambiance et de pratiques d’un Japon oublié qui persistent dans ces villages perdus. On a également goûté aux bonbons zenzai à base de pâte de haricots rouges et de mochi.

SKANSEN GASSHOZUKURI MINKAEN
Adresse : 2499, Ogi-machi, Shirakawa Village, Gifu Prefecture
Prix entrée : adulte 600 JPY, enfants 400 JPY
Heure d’ouverture: de mars à novembre 8:40 – 17:00, de décembre à février 9:00 – 16:00
On peut aussi commander des pâtes soba sur place
Site officiel

Notre retraite nocturne : l’hôtel Onyado Yuinosho

On passera la nuit à l’hôtel Onyado Yuinosho. Un mélange entre construction moderne et ambiance de ryokan. Comme tout voyage, l’excitation était grande et j’avais du mal à dormir le premier soir donc je suis allé me détendre dans le onsen aux premières heures car la météo, orageuse, n’était pas alors propices pour faire des photos de lever de soleil.

Evidemment, un délicieux dîner nous attendait dans le style kaiseki (une sorte de banquet composé de multiples petits plats). On a pu goûter au délicieux boeuf local (svp les vegans, pas taper) qui n’est évidemment pas du boeuf de kobé mais du Hida Wagyu.

Le dîner fut arrosé de saké (peut-être un peu trop) et ça + les balades de la journée + le jet lag ont fait que le petit atelier de tissage de dessous de tasses en tiges de cyprès (une technique similaire à celle utilisée pour tresser les chapeaux) ne furent pas évident, je peux vous le dire, mais on s’en est pas trop mal sorti !

Balade matinale dans Shirakawa-go

Le matin j’ai réussi à convaincre Lucas de sortir pour une balade. C’est un collègue qui travaille avec Tuni Maal, un collègue expert du Japon que je vous conseille chaudement de suivre si le pays vous fascine (son compte instagram : ungaijinaujapon). Pour être honnête, on rentre parfois bredouille de ce genre d’exploration mais il y a 2,3 photos que je trouve sympas dans la série et qui méritent le bol d’air frais sous les quelques averses.

Au retour, on est parti pour une balade à vélo électrique direction l’atelier culinaire de création d’onigiris en guise de petit déjeuner.

Atelier culinaire : création d’onigiris

Nous voilà arrivé à destination, au café familial de Satou. C’est parti pour une petite séance de préparation d’onigiris. Je vous avoue que je suis de plus en plus fan des ateliers culinaires. Un excellent moyen de s’amuser tout en découvrant la culture culinaire locale. Deux petites dames nous ont guidé dans notre confection d’onigiris. La soupe miso et d’autres petites entrées s’ajoutèrent au repas dont Daikon qui est un radis fermenté (Magda dore). Les ateliers sont en anglais donc ils sont accessibles à tous les anglophones 😉

ATELIER CULINAIRE D’ONIGIRI A SATOU
Adresse: 1163-1 Ogimachi, Ono-District, Gifu, 501-5627
GPS: 36.261685, 136.906499
on peut réserver les ateliers sur site officiel de Shirakawa-go
le site de Satou

Adieu à Shirakawa-go

Dernière balade et dernières photos de shirakawa-go à l’ambiance automnale avant de partir découvrir de nouveaux horizons.

Si vous souhaitez poursuivre notre voyage photographique à Hida Takayama, je vous invite à cliquer ici.


Cet article a été réalisé dans le cadre d’un reportage suite à l’invitation du bureau touristique d’Hida Takayama. Mon opinion reste personnelle.