Voyage photo en Chine

Certains d’entre vous s’imaginent peut-être des paysages pollués, surpleuplés, des villes qui s’étendent de tous les côtés et un héritage culturel perdu ? Et bien bien, la Chine ce n’est pas cela. Il y a y a de superbes régions à découvrir et il faudrait une vie entière pour parcourir à la découverte de tous les trésors de Chine ! Lors de mon dernier voyage en solitaire de près d’un mois en Chine, j’ai eu la chance de photographier quelques merveilles !

Mon voyage photo en Chine

Si, assis confortablement dans mon fauteuil près du feu, sous le regard sévère de l’horloge taciturne, je commence un jour à narrer les anecdotes de mes voyages solitaires à mes petits enfants, je sens que celui de Chine me prendra de longues soirées d’hiver. Après avoir parcouru les quelques articles déjà publiés, je me suis rendu compte d’une chose. Je n’ai jamais, à ce jour, partagé l’ensemble de mon trajet agrémenté de quelques photos. Tout était dispersé ici, de là, sans fil conducteur façon le Petit Poucet. Il y a tout un pan de mes aventures chinoises que je n’ai tout simplement pas partagé parce que je ne savais pas, alors, mettre en valeur visuellement les trésors découverts. Alors c’est décidé, je vais vous emporter de Shenyang en passant par le mont Hua Shang, on prendra les milliers de marches du Mont Emei Shan, on retrouvera Guilin et ses pêcheurs au cormoran, la muraille de Chine, Jiuzhaigou et ses milles couleurs mais aussi le monastère suspendu de Xuankong ou encore les grottes de Yungang… on ira dépoussiérer les albums virtuels oubliés. Bref, on part redécouvrir ensemble, en photos, mes carnets de voyage perdus dans l’Empire du Milieu.

Les pêcheurs au cormoran de Xinping

Je ne vais pas respecter la chronologie car cela me serait assez monotone. Si ce voyage en Chine est un dîner dans un restaurant, entamons immédiatement le dessert. Commençons donc par l’un de mes passages préférés en Chine : les pêcheurs au cormoran de Xinping. Avec le recul, ils me rappellent un peu, sur leur radeau en bambous, les vrais faux pêcheurs qui prenaient la pose aux heures matinales sur le lac Inle, en Birmanie. Les moustiques et les maladies tropicales en moins.

D’ailleurs, petit aparté, je ne peux que vous conseiller de prendre une assurance voyage comme Allianz Travel pour éviter les complications et les soucis liés à des problèmes de santé en voyage… comme ce fut le cas pour ma part, tout récemment, en Birmanie.

Pour en revenir à mes pêcheurs chinois, je cherchais de vrais pêcheurs à photographier sans passer par la case “activité à 50 euros les 30 minutes” pour touriste photographe. Si mon portefeuille fut alors plus garni, peut-être serai-je allé à la solution de facilité. Néanmoins, ce n’était pas le cas. (et puis même, je l’assume, je suis trop radin pour ça) Je savais qu’il y avait de vrais pêcheurs et tant pis s’ils étaient moins photogéniques. J’ai pris une barque pour quelques centimes et j’ai traversé la rivière Li, direction, le village de pêcheurs. J’ai marché le long des berges de galets durant un long moment sans vraiment plus trop y croire, la mine un peu dépitée et puis, un peu plus loin, je saute de joie, apercevant, mes fameux pêcheurs au cormoran. C’était Noël avant l’heure. L’ascendeur émotionnel. Ils semblaient poser pour une photographe chinoise mais j’ai pu rejoindre “la partie”. J’avais le sourire du mec shooté aux endorphines. J’étais, et je suis toujours, vraiment fier de ces photos. C’est sans doute la première fois que j’ai eu ce sentiment d’avoir capturer quelque beau moment avec mon appareil. Je pense d’ailleurs que le plaisir de prendre des photos fut décuplé. Pourquoi ? Car cette session fut le résultat d’une surprise, d’un moment éphémère, imprévu, inattendu et non d’une activité encadrée.

Balade et lever de soleil sur la rivière Li.

Pour arriver jusqu’au village chinois de Xinping, il fallait prendre un petit bateau qui traverse la rivière Li. La tranquille et touristique traversée nous fait découvrir les formations karstiques. Ni une ni deux, on quitte la ville tentaculaire de Guilin pour se retrouver à voguer sur la rivière. L’idéal est de s’y retrouver le plus tôt possible dans une petite embarcation…

Une des attractions, en dehors des balades à vélo dans la campagne chinoise aux alentours, des pêcheurs au cormoran et des balades au petit matin dans la ville, c’est de monter tout en haut de la formation karstique qui surplombe le petit village. Cela vous prendra une bonne vingtaine de minutes… (je vous vois venir les petits filous qui pensent déjà à user du drone mais à l’époque on n’avait pas encore de drones pour nous faciliter la tâcher ha ha). Il y a une petite pagode spécialement construite pour les photos de couple.

La Grande Muraille de Chine

Certes, n’en déplaise à certains, on ne voit pas La Grande Muraille de Chine depuis la Lune mais avec une largeur de 5à 7m et une hauteur de 5 à 17m, on peut l’apercevoir, par conditions idéales, depuis la station spatiale… Certains se demandent si cela vaut le coup de faire plusieurs heures de route depuis la capitale Beijing pour voir “une attraction Disneyland surpeuplée” et bien… remarquez plusieurs points.

les sections préservées et restaurées

  1. Le Muraille de Chine n’est absolument pas surpeuplé. J’entends déjà certains au fond de la salle râler “oui mais tu y es allé en voiture privé” Et bien même pas ! On était un bus tout entier et on a été pris depuis notre auberge de jeunesse… j’imagine que la fréquentation lors de votre séjour chinois dépend grandement de la période (évitez la Golden week) et du tronçon que vous allez visiter.
  2. cela ne vaut pas le coup… là aussi c’est subjectif. De mon côté j’ai trouvé cela impressionnant. La Muraille de Chine mérite l’effort et le voyage. Surtout que la construction s’étend sur une distance difficile à se représenter… des milliers de kilomètres (plus de 6000 km soit plus de 10 000 li ce qui signifie l’infini et selon des relevés plus récents, les différents murs feraient plus de 22 000km de long en comptant les parties endommagées). Il faudra des mois voir des années pour effectuer, à pied, l’ensemble des murailles… Cette pensée donne le tournis… je le répète, on pourrait marcher sur des milliers de kilomètres de la muraille de Chine… durant des années… alors, toujours blasé ?

les sections laissées à l’état naturel ou en cours de restauration

La vieille ville de Pingyao

Lorsque l’on traverse les remparts et que l’on rentre dans la vieille ville chinoise de Pingyao, c’est un tout autre monde qui s’ouvre à nous. C’est la Chine ancestrale qui se dévoile. Loin des grattes-ciel, loin de la modernité mais non point dépourvue de charme. Il n’y a de nombreuses jolies et reposantes guest house avec des vieilles cours intérieurs qui vous permettront de souffler lors de votre voyage en Chine. Pingyao est une bonne base. Il y a des ruelles poussiéreuses, bien moins cartes postales à explorer, et c’est également une bonne base pour rayonner autour.

Monastère suspendu Xuankong

Non loin de la ville de Datong, se trouver le « monastère suspendu dans les airs » au dessus de la rivière Heng. Le monastère de Xuankong, formé de 49 bâtisses reliées entre elles par d’étroites passerelles, a plus de 1400 ans et il se trouve sur le flanc du mont Jinlong. Ce monastère ne doit pas uniquement sa singularité à son ancienneté ainsi qu’à son positionnement géographique, son caractère exceptionnel tient aussi du fait qu’il réunit en son sein le bouddhisme, le taoïsme et le confucianisme en un seul et même lieux. C’est un symbole d’harmonie et de coexistence des religions. C’est un des trésors architecturaux de Chine.

Les grottes de Yungang

Là encore, comme le monastère de Xuangong, les Grottes de Yungang, considérées comme un chef d’oeuvre de l’art rupestre bouddhique, font parties des trésors chinois que je n’avais pas partagé jusque là. Ces grottes renferment de nombreux Bouddha gravés dans la roche. Ces statues datent du 5 et 6ème siècle, les plus grandes salles ne peuvent être photographiées (donc celles ci-dessous, qui sont déjà impressionnantes, sont par exemple les moins colorées). Le site est exceptionnel et mérite vraiment le détour. Avant d’arriver aux grottes, vous passerez par une allée bordée d’éléphants symbolisant le renouveau avec, tout à bout, un arbre à voeu en bronze qui semble d’or sous la lumière du soleil.

Le Mont Hua Shan

Le Huashan, mont chinois sacré de l’Ouest, que l’on nomme aussi Mont Hua Shan est l’un des 5 Monts Sacrés de Chine. Elle est surnommée montagne la plus dangereuse du monde pour ses itinéraires abruptes. Ayant eu un long trajet depuis Pingyao, avec des embouteilles, je n’ai pas pu effectuer les différents itinéraires pour gravir le Mont Huashan. Je laisse ce plaisir pour un prochain voyage. Il faut prévoir au minimum une nuit sur place si on veut y être pour le lever du soleil.

La vallée de Jiuzhaigou

La vallée colorée de Jiuzhaigou est une des perles de la région de Sichuan et de Chine. C’est un magnifique système lacustre où on compte pas moins de 188 lacs et d’innombrables cascades. Le parc s’étend sur plus de 720 km carrés et est majoritairement composé de forêts. C’est un parc très apprécié des chinois donc ne vous attendez pas à une quiétude totale, loin de là. Il y a des spots très photogéniques où tout le monde s’entasse pour prendre LA photo. Les chemins qui mènent aux différents points d’observations peuvent être soient faits à pieds ou en mini-bus. La majorité des chinois prendront le mini-bus car le parc est très vaste et cela leur simplifie la vie. C’est parfait si vous êtes plutôt de naturel flâneur comme moi. Les plus belles périodes sont lors de l’explosion des couleurs à l’automne qui se déversent du point le plus haut du parc qui culmine à 4800m jusqu’à sa base à 2000m. En plein coeur de l’hiver, les cascades gèlent et pour ceux qui ne sont pas frileux, c’est, paraît-il, sublime. De plus, il y a beaucoup moins de monde à cette période là car les conditions sont beaucoup plus rudes dans cette vallée montagneuse reculée.

Les rizières en terrasses de Yuanyang


Durant mon séjour en Chine, on m’avait parlé des magnifiques reflets du lever de soleil et du coucher de soleil sur les rizières en terrasses de Yuanyang. Évidemment, j’ai ajouté cela à ma to do list de choses à faire en Chine… sauf que… je m’y suis retrouvé à la mauvaise période. Les terrasses commençaient tout juste de se remplir et la majorité étaient asséchées. Tant pis, les balades et les rencontres sur le chemin valaient tout de même le coup. Saviez-vous par exemple que l’on trouve dans la province de Guangxi les femmes ayant les plus longs cheveux au monde ? Elles font parties de l’ethnie des Yao. On les reconnait à leurs longs cheveux et également aux tuniques roses et noires, brodées de motifs fushia.

Les 60 000 marches du Mont Emei Chan

Sans nul doute la montée jusqu’au sommet du Mont Emei Chan fut l’une des aventures les plus rocambolesques de ce séjour chinois. Déjà parce que je n’ai pas vu le lever de soleil escompté, que je me suis fait agressé et coursé par les nombreux singes en chemin mais je suis fait aussi arnaqué par une mamie chinoise qui souhaitait me vendre un repas à base de lard lavé à la javel, de riz et de feuilles de menthe pour 100 euros… Cette arnaque m’a tellement mis en colère que j’ai décidé d’aller d’une traite jusqu’au sommet en marchant toute la nuit. Le matin, pas de lever de soleil sur le mont Emei Chan donc je ne m’attarde pas trop et je redescends dans la brume. Bien m’en a pris car au final j’ai pu attraper le train que j’avais commandé plusieurs jours plus tôt pour rentrer sur Beijing. Train que je n’aurai jamais eu si jamais je n’avais pas rencontré cette mamie qui m’a arnaqué ce qui m’a amené à faire un AR jusqu’au sommet en 2 jours au lieu des 3 prévus initialement.



Si vous comptez affronter les 60 000 marches du Mont Emei Chan, prévoyez des bâtons de marche pour vos genoux et pour vous protégez des macaques… sur les sentiers (il y a différentes routes) et il n’y aura pas grand monde car c’est long et vraiment fatigant, je ne vous le cache pas. Néanmoins cela vaut la peine, l’atmosphère au milieu des montagnes avec la brume est superbe. En chemin, il y a des sculptures de pierre recouvertes par la mousse, façon aventure d’Indiana Jones. Il y a également des temples chinois dans lesquels vous pouvez dormir. Cependant comme il y a un funiculaire qui monte facilement au sommet, sachez que vous serez loin d’être seuls.

Et Beijing ?


Je parle peu des villes chinoises car on y retrouve les mêmes problèmes qu’ailleurs parfois amplifiée à un point insoutenable : la pollution atmosphérique. Je me rappelle d’une balade dans la capitale chinoise où le smog était tel que je pouvais regarder le soleil sans lunettes aucune. Ma sortie dans la Cité Interdite aux premières heures et mes balades dans les quelques ruelles adjacentes autour de mon auberge ont été rapidement écourtées quand mes yeux ont commencé à me brûler en fin d’après-midi. Je n’arrêtais pas de tousser. Une toux grasse, douloureuse qui vous prenait dans la gorge. Je suis resté calfeutrer 2 jours car la ville fut en état d’alerte pollution avant de me décider à écourter mon séjour direction la campagne chinoise. Je vous conseille donc de vérifier la qualité de l’air général lorsque vous prévoyez des visites dans la capitale ainsi que dans d’autres grandes villes chinoises. L’achat d’un masque respirant filtrant les particules fines semble être un achat superficiel et superflu mais croyez-moi, vos poumons vous remercieront.

CONCLUSION DE MON VOYAGE EN CHINE

En bref, ce séjour Chinois d’un mois n’est qu’un infime aperçu de ce pays continent. Dorénavant, les voyages en Chine sont facilités par l’un des réseaux de train à grande vitesse les plus grands au monde. Je publierai prochainement un article sur les accessoires utiles et les infos à ne pas manquer pour faciliter la préparation de votre séjour en Chine. Si jamais vous avez apprécié cet article et que vous avez visité la Chine et estimez que des lieux mériterait de faire partie de la liste des incontournables à voir en Chine, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, j’en prendrai notre pour un prochain voyage.


Article réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Allianz Travel. Je reste libre de mes choix éditoriaux.

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