#Islande – J’ai un grand regret concernant mon voyage en Islande, oui, je vous l’avoue, un grand regret… n’y être resté que 12 jours. C’est court 12 jours, bien trop court, surtout pour faire le tour de l’Islande. (surtout lorsque l’on voyage en stop) Donc je me suis promis d’y revenir et de faire encore plus de photos d’Islande. Surtout qu’avec des lieux aussi photogéniques il est dommage de ne pas savoir utiliser son appareil.

 

Mes impressions d’Islande

 Reykjavik

 

Une ville au bord de l’Ocean, à taille humaine… mais avec tant à nous offrir autour !

Les chaines de l’Esja non loin, l’océan, ses maisons tricolores, ses lieux de vie, ses bars, son multiculturalisme, son architecture, son port, ses couchers de soleil et ses nuits qui n’en finissent pas… cela reste certes une capitale (j’ai toujours préféré les petites villes de province) mais Reykjavik garde un charme particulier avec sa petite taille 🙂

sur la route, en Islande

Mais y rester sans bouger, sans s’évader c’est comme penser que l’on va avoir un aperçu de la France toute entière en stationnant à Paris (n’en déplaise à mes lecteurs parisiens). Evidemment, pour celui qui ne peut vivre sans le tumulte de la ville (autant aller à New York City), son ambiance survoltée, sa vie culturelle, l’appel de la nature façon Jack London sonnera un peu faux mais pour les autres… pour vous peut-être, parcourir les terres d’Islande sera une vrai bouffée d’oxygène ! Que ce soit en bus, en 4×4, en stop, en van, en vélo, en hélico, à pied… faites un tour… au moins juqu’à Vik et Hofn.

 

Photo de Magdalena Krezalek

Je ne vais pas vous mentir, faire ce tour d’Islande, ce fut un vrai plaisir ! Tout d’abord parce que Magda et moi on a décidé de faire du stop de façon intense. De fait, on a rencontré des gens formidables, de tous horizons, étrangers et locaux qui ont partagé un bout de leur route avec nous. (il y avait aussi beaucoup de polonais, ils formaient 4% de la population islandaise il n’y a pas longtemps)

couple qui nous a ramené du Blue Lagoon

 

Je ne vous cacherai pas que pour certains trajets, le stop, c’était vraiment très difficile (on a du abandonné quelques fois). De part les grandes distances entre les villes/villages, le peu de monde sur la route, la météo  qui peut-être capricieuse… et le vent, surtout le vent « illa vindur » en islandais veut dire mauvais vent, je répétais souvent cela sur le chemin, en guise de remontrancei… mais lorsqu’il ne pleut pas et si en plus le soleil est de la partie, c’est un vrai plaisir de marcher le long de la route à deux. Je pense que même si on voyage seul, le plaisir est également présent. Parfois, en tendant le pouce et en voyant la voiture qui s’arrête immédiatement, j’avais presque des regrets de devoir m’arracher à la contemplation du paysage islandais à vitesse réduite.

Concernant le logement en Islande, comme je l’ai dit dans un article précédent, on a principalement dormi dans des auberges de jeunesse. Cela coûte certes -beaucoup- plus cher que le camping (je ne parle pas des hôtels qui sont hors de notre budget)… mais le camping en Islande est éreintant lorsque vous devez luttez contre les éléments. Honnêtement, 12 jours, on n’aurait  sans doute pas supporté à 2. Je pense que l’on doit être un peu douillets.

D’ailleurs… de nombreux campeurs prennent une nuit par semaine dans une auberge de jeunesse pour… se reposer tout simplement. De fait, je ne parle pas de tous les campeurs puisque les campeurs que l’on croisait étaient ceux qui avaient besoin de repos mais ils nous ont dit que c’est courant donc je veux bien les croire.

 

Du Sud à l’Est, du nord à l’Ouest, L’Islande et ses paysages

 

Vik, allez faire un tour sur le plateau, allez… on y va !


Entre Vik et Hofn, vous avez absolument deux choses à faire… enfin non, plus, mais deux, c’est le minimum. Bon, déjà, vous devez vous arrêter à Vik et vous promener/grimper jusqu’au plateau pour admirer la vue. Ensuite, allez partez vous promenez autour des chutes de Skugafoss ! A partir de là, vous pouvez rejoindre le lieu des coulées de lave les plus récentes. Le chemin de l’ascension est assez difficile (sans doute pas pour les plus aguerris mais il le fut pour nous). Si vous campez en bas des chutes, comptez entre 8 et 12h de marche aller retour pour atteindre le même point que nous : à 1h30 de marche du point de chute numéro 2 avec son abris. Il y a des treks de 5 jours qui vont beaucoup plus loin mais on n’est pas encore prêt pour ce genre d’expédition !

(enfin, moi, impétueux que je suis, je suis prêt à tout mais Magda moins… 😉

Anecdote amusante : normalement, on aurait jamais du faire ce trajet car… on était pas préparé. Mais alors pas préparés du tout ! Je n’avais même pas pris une bouteille d’eau sur moi… Magda avait calculé avec ses petits doigts sur la carte, 10 km soit 20 km AR. Dans les fait, ce fut 39km AR. On a partagé le chemin avec un péruvien habitant à Paris, le monde est petit hein 😉

A savoir : je recommande tout de même bâtons de marches, chaussures de trekking, barres énergétiques, de l’eau !!! (même s’il y a des sources en route, il y a un plateau aride sur le chemin, en plus, l’eau de montage est succulente), bonnet, écharpes et gants car sur la glace, il ne fait pas chaud !

 

L’autre stop important est la lagune glaciaire de Jokulsarlon (littéralement glacier rivière lagoon). Le glacier se disloque en Icebergs plus ou moins gros qui vont rejoindre la mer. Des blancs, des bleus, des noirs, des transparents, des petits et des gros, de toutes les formes… un joli spectacle. C’est un coin touristique, je vous l’avoue, mais l’arrêt vaut le coup d’oeil !

Anecdote : le décor a servi pour de nombreux films !

  • la série des James Bond « Dangereusement vôtre » et « Meurs un autre jour »
  • Batman « Batman begins »
  • Lara Croft dans Tomb Raider
 A savoir :ce lieu se trouve sur « l’autoroute 1 », celle qui fait le tour de l’île. Vous pouvez aussi faire un tour en bateau amphibie mais on n’a pas testé

 

Les baleines à Husavik

 

Alors que l’on séjournait dans la très charmante capitale du nord de l’Islande, Akuyeri (avec son aéroport, son université et ses… 16 000 habitants), on ne pouvait pas manquer d’aller faire un tour à Husavik pour voir les baleines. Si vous souhaitez lire l‘article concernant les baleines en Islande. Enfin c’est Magda qui a insisté mais elle a bien fait. C’était époustouflant ! On a vu au loin des dauphins et, surtout, des baleines à bosses… un couple est passé sous notre bateau, avec leur masse et leur taille, ils auraient sans doute pu renverser le bateau s’ils l’avaient voulu mais les baleines étaient justes curieuses parait-il.

 

Il y avait un autre mâle solitaire qui se baladait dans le coin. Plongeant pour manger à 300 m de profondeur dans la beau… mais il était plus baroudeur solitaire… Pour dire la vérité, j’ai eu un peu honte d’en avoir commandé (de la baleine) la veille… vous allez me dire, ils mangent bien du chien en Chine et on mange bien du cheval en France.

Si vous posez la question, non, je n’ai pas mangé des ailerons de requin.


Grundarfjörður

 

Petit village d’environ 900 âmes à peine. Il se trouve en fac d’un massif de montagnes d’une hauteur d’à peu près 1000 m : Helgrindur.

C’était notre avant dernier arrêt avant le retour à Keyflavic ou nous devions prendre notre avion. On a effectué
… avec une voiture toutes les 10 minutes et un autre couple de femmes faisant du stop, la concurrence fut difficile. Heureusement pour nous, elles ont abandonné, nous, on a persisté car il faisait beau et de toute façon, le bus qui reliait la capitale, ne partait qu’en fin d’après-midi, rien à perdre donc. Et on a bien fait !

On s’est fait prendre en stop par… un couple de polonais avec un jeune chien adorable qui a décidé d’occuper le trajet à me lécher le visage, mordre ma main et défaire les scratchs de ma combinaison 😉

 

La veille, Magda et moi, on voulait grimper le pic qui s’appelle Kirkjufell mais disons que le vent et la pluie nous ont empêché de poursuivre plus loin… même si j’essayais de piquer l’orgueil de Magda en suggérant tout de même l’ascension malgré les éléments, a moitie sérieux, le rappel d’une résidente qui nous a rappelé que le vent peut renverser les camions, a calmé mes ardeurs. (quand je vous disais que j’étais un peu casse cou) En effet, ici, quand le vent s’y met, cela ne pardonne pas…

Anecdote : pour la petite histoire, il y avait des français à Grundarfjörður mais ils ont quitté les lieux vers le milieu XIX

 

Paysages et photos d’Islande

 

Je pourrai vous en parler encore longtemps… je laisse cela pour les soirées couchsurfing ou j’irai m’inviter chez vous 😉 Plus sérieusement, il y a beaucoup de mots qui me viennent pour parler de l’Islande : nature, sauvage, liberté… et aussi des superlatifs, ebourifant, époustouflant  grandiose… certains me diront, oui mais cela coûte cher.

Je ne vous mentirai pas, notre budget par jour variait autour de 75 euros par personne… en prenant en compte le stop. Mais en vélo, avec le camping, le stop, le couchsurfing, de nombreuses options pour économiser sur les dépenses s’offrent à vous. De plus, le prix du billet avec Iceland Express n’est pas si cher que cela. 130 euros AR toutes charges avec un bagages de 40kg en soute.

Alors oui, je vous l’accorde, l’Islande, cela n’est pas donné… mais bon, si une étudiante polonaise a pu économiser pour se l’offrir, vous pouvez aussi faire quelques sacrifices… est-ce que je regrette ? Ma foi, vous connaissez le refrain… non, je ne regrette riiiiiiiiiiien.

On se demande parfois pourquoi on prend des photos… et d’autres fois, on sait pourquoi on les prend !

 

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