Les premiers lampadaires s’allument sur Bilbao, en Espagne.  « Nous sommes en retard » nous dit le guide, pressant le pas.

– « Normal, on est français. Ils comprendront… » Il lève les mains au ciel et sourit.

Notre ventre gargouille, c’est qu’il se fait faim. Pas de problèmes, un bar à Pintxos, prononcez « Pintchos » nous attend non loin.

La question est, c’est quoi un Pintxo ? (on sort le smartphone qui du coup, porte bien son surnom de « smart »)

D’après Wikipedia, un pintxo (prononcer pintcho) est une petite tranche de pain sur laquelle on place une petite ration de nourriture. De quoi voir les choses en grand !

Miam hein ? Remarquez bien que l’on répète 2 fois le mot « petit ». J’ai donc à l’esprit une sorte de mini sandwitch tout mignon (un amuse gueule pour mesdames ?). Pas de quoi en faire des plats (ahah !).

Au départ, j’avais quand même des doutes sur la possibilité de finir rassasier avec des mini sandwitch pintxos. J’ai peut-être le gabarit d’une asperge mais quand j’ai faim, je peux faire des dégâts…

A l’arrivée,  les pinxtos, c’est vachement bon et c’est aussi vachement traître ces petits trucs là. Si vous faites un régime… disons qu’il faut rapidement oublier, hein !

Comme c’est petit, tu en avales plein et tu finis avec une baguette entière dans le ventre (si ce n’est plus). Et là je ne parle que du pain mais n’oubliez surtout pas le délicieux contenu !

Surtout celui au foie gras qui, je crois, doit contenir autant de calories qu’un repas complet. Après en avoir mangé la moitié, j’étais K.O calé.

Il ne faut pas finir le repas avec un pintxos au foie gras. Cela faillit être le pintxos de trop. Je me suis senti obligé de faire passer celui-là avec un pintxos salade de légumes et un pti verre de rouge, vous comprenez… histoire d’alléger l’ensemble.

La nuit tombe sur Bilbao et nous sépare

Lorsque l’on est arrivé, le groupe d’italiens et d’espagnols était déjà attablé et dévalisait gaiement tout ce qui passait entre ses mains. En bons invités, on ne se fit pas prier pour faire de même.

Il y a 4 pinxtos différents sur la première assiette. (pas ceux plus haut. A vrai dire, je n’ai pas eu le temps, bon, pas eu l’envie de faire des photos. Il fallait faire honneur aux pinxtos que diable donc je vous ai offert une compilation d’images grappillées ici et là) Stratégies oblige, je prends le plat et distribue de telle manière à ce que le plus appétissant me revienne de droit. (oui, je suis sans pitié en ce qui concerne la nourriture) Je crois que le guide a deviné ma stratégie car il me fait un grand clin d’oeil complice. Bref, je dévore un pintxos avec un bout de viande grillé dessus (pour un carnivore comme moi, c’est une extase buccale), puis un mi-saumon, mi-tranche de jambon fumé… ensuite… et bien ensuite, je l’avoue honteusement, j’ai arrêté de compter. Ce fut une catacombe de pinxtos.

 

Malheureusement, par la suite, on change de bars… et de pintxos.

Autre bar, autre ambiance… ici, les pinxos sont avec du fromage de chèvre, je passe mon tour. D’un seul coup, j’ai moins faim dis-donc.

Les guides nous saluent, certains blogueurs partent, une petite troupe reste. Je fais bien évidemment partie de la petite troupe. Quelle question !  La visite officielle se termine, la soirée non-officielle commence.

De bars en bars.

Ça rit.

Ça tweet.

Ça like.

Ça joue aux dés.

Ça boit.

Ça tente d’écrire quelques lignes sur son blog de voyages.

Cela parle en anglais, espagnol, français ou italien. Je crois même avoir pu placer quelques mots de polonais.

La nuit n’est pas non plus que pour nous. D’autres discutent, de vieux amis se rencontrent et se retrouvent. Je voulais absolument faire une photo de ces deux-là. Ils me semblaient un peu hors du temps. Mes collègues devaient me prendre pour un extrémiste à vouloir les photographier.

Quelques bars plus tard et quelques verres d’alcools consommés en plus, dans une ambiance multicolore aux accents du sud, la soirée se terminera sur une dernière chanson de Queen.

(à cette époque qui semble aujourd’hui bénit, Gnangnan style ne faisait pas encore fureur)

Comme toute histoire qui se finit bien, tout le monde rentra titubant mais sain et sauf à l’hôtel. Avec quelques parapluies en plus pour certains. Oui, je suis reparti avec 3 parapluies en plus du mien.

Comme le dit mon oncle, il n’y a pas de petits profits !

 

En terme de gains nets de parapluie et de pinxtos ingurgités, cela fut une soirée extrêmement profitable 😉 Il faut que je revienne un de ces jours à Bilbao.

Pour le musée Guggenheim avec un bon guide, pour la charcuterie à se damner les papilles, pour ces espagnols aux sourires chaleureux, pour ces sacrés Pintxos… et puis, le plus important, pour toutes ces choses que je n’ai pas encore vues, ni entendus ou que j’ai à peine entrevues. Il y a l’océan non loin, de vertes collines, des anciennes mines transformées en restaurants, une ville qui par sa culture est née de ses cendres industrielles… il y a forcément de belles images et de beaux souvenirs à capturer et à partager.

Quelques adresses à Bilbao  :

– pinxtos : La Plaza Nueva

– bar et boites : rue Barrencalle et Barrencalle Barrena ou la rue Ledesma pour les moins jeunes

– lorsqu’il fait beau : rue Albia et Mazarredo

– restaurant et tavernes où faire la tournée (txikiteo) : la rue Perro 


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