On a marché à Berlin.

Sans doute pas assez bien, sans doute pas assez loin.

On ne s’est sans doute pas perdu dans les bons quartiers et on a sans doute eu peur de se perdre dans les mauvais.

On n’avait pas de plan, on avait pas de guide, on suivait nos pas et nos pas nous emmenaient irrémédiablement vers le centre ville.

Berlin la nuit

Avec la foule qui se presse, qui se tasse et qui, avec le temps, nous lasse. Non, nous n’avons pas fait les musées, ni les bâtiments abandonnés aux vitres défoncées et nous n’avons pas enfoncer les portes pour entrer dans les raves party ou usines boites de nuits. Je n’ai pas marché sur les traces ou se déroula  une histoire bien connue « Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… » En effet, cette histoire me revint après mon départ.

 

Errance dans Berlin

 

A force, on se demandait ce qu’on était venu chercher à Berlin.
On avançait sans rien chercher, sans savoir quoi trouver, on allait. On attendait comme des gosses les feux d’artifices. On attendait les prémices alors on faisait des allers retours. Berlin monuments

Du centre jusqu’à l’hôtel.

Du passé jusqu’au présent.

Forcément on est passé par checkpoint charlie.

Berlin retrospective

On allait aussi se régaler dans marchés de Noel. Pour occuper le temps, pour oublier l’attente. L’entrée était payante. Pas moyen de resquiller. Un allemand veillait au grain à l’entrée. C’est dure, c’est la crise. Warum ? Ich verstehe nichts ! Ich bin franzosich ! Berlin marche de noelAmbiance de fête. Bonne tartine fondante de fromage, avec quelques lardons et de la ciboulette. J’en bave encore rien qu’en y repensant ! Mentionnons aussi confiseries, vin chaud. Et ainsi de suite.

Berlin nourriture marche de noel

Une fois fatigué, on avançait avec le métro . On resquillait comme des gosses en achetant des tickets 3 stations. On allait jusqu’au bout de la ligne et on revenait.

metro Berlin

Pour une capitale, le métro est calme. Point de cries, point de bousculades, on s’assied, c’est confortable et on se sent généreux. Le métro a un petit air démodé  On ne sent pas oppressé dans les métros allemands. Même la veille d’un nouvel an. J’ai même laissé ma place a une personne âgée et cette dernière m’a souri. Étrange ces gens qui sourient dans le métro. Sont-ils heureux ? Sont-ils normaux ? Sont-ils normands ? Est-ce des allemands ? A Paris, je n’aurai même pas ose, on m’aurait pourfendu d’un regard incendiaire. Je n’aurai même pas attendu un merci qui aurait fait saigné la langue de mon interlocuteur. Ne parlons pas d’un sourire. Les parisiens sourient-ils vraiment ?

 

Berlin et son architecture

 

Il y a des choses bizarres à Berlin. Un hôtel Berlin Berlin par exemple. Berlin 2 fois donc, au cas ou tu aurais oublié ou tu te trouvais. Remarque, c’est peut-être pour les gens à la mémoire courte comme moi. Ou alors il y avait déjà un « Hotel Berlin » et le propriétaire ne voulait pas trop se fouler. Il y a aussi des tuyaux roses qui apparaissent à des coins de rues. Un reste de la gay pride ? Remarque, vu le gris autour, cela nous change. Berlin communisme Ah et puis il y a ces magnifiques édifices architecturaux du type monolithe bureautique communiste que l’on case entre deux bâtiments dont le style classique est plus travaillé. Il devait y avoir de la place alors ils ont rempli. Il ne faut pas trop chercher d’explications je pense. Et puis cela intéresse qui à part vous et moi. Ou juste moi.

Dans les rues, les gens s’apprêtaient pour l’occasion. Des perruques colorées et de collants perroquets… ceux qui vous crient à l’oreille « wurst, wurst, wurst » en beuglant comme des boeufs. Parfois ils ajoutent le mot « curry » devant mais cela ne rend pas le wurst plus appétissant. Berlin fetes Cela nous a tout de même donne envie de manger indien. Il y avait un restaurant non loin de l’hôtel, il était plein, bon signe ?

Les serveurs courraient dans tous les sens. On avait faim et enfin, après une heure d’attente, arrivèrent les principaux plats commandés. Une heure d’attente pour du riz et une bonne sauce épicé.  Je me suis demandé s’ils ne cueillaient pas les grains un par un ces indiens. C’était bon mais trop long. Ils n’auront pas de pourboire. Et toc. De toute façon je suis un blogueur pauvre. Pléonasme.

Par la suite, on a testé un restaurant, le DDR.

Ce DDR qui vous emmenait dans le passé culinaire communiste. On a du mal pioché, à part la soupe, rien de l’époque n’était bon ! Ou alors c’était voulu. Comme pour être totalement dans l’ambiance.Ah je peux vous dire que les changements sind gut !restaurant Berlin DDRMais voilà, c’est l’heure de revenir, les feux d’artifices nous attendent. Il y a foule sur le chemin menant au Tiergarden.

Certains ont décidé de commencer les festivités en route, ils tirent à droite a gauche. Des pétards vous explosent entre les pieds et votre coeur fait des bonds. C’est censé être festif. La c’est agressif.

Vas-y, continuez à me balancer des pétards sous les pieds, gamins, et vous sourirez avec un dent en moins. Die guter Kinder, ils vont avoir une surprise sans le chocolat s’ils continuent.
Le nouvel an n’est pas encore arrivé et on se demande si on le vivra encore. C’est que vue la taille des pétards, il ne s’agirait pas de s’en prendre un au coin de la tronche. On aura l’air malin à faire la doublure de Pile ou Face. C’est le nouvel an, pas le carnaval.

 

Berlin et les feux d’artifices du nouvel an.

 

Et voila, ça commence, ça explose, ça éblouit de partout. On est comme des gosses. C’est beau comme un beau camion dis-donc. So Shon ! – Et sinon, tu as pris de belles photos ? Ah oui tiens, j’ai un appareil dans la main, il aurait pu servir le bougre. Il y a des femmes qui aiment souffrir et porter des talons haut pour avoir de belles jambes. Moi c’est pareil, sauf que c’est avec un reflex, j’ai peut-être l’envie inconsciente d’avoir un beau cou musclé en forme de trapèze. Peut-être. Alors, puisque je ne sais pas encore remonter le temps, je scrute, je regarde, il serait bête de rentrer bredouille. Et voilà. Berlin feux d'artifices Mon retour de la capitale allemande en train passe par la magnifique ville allemande de Gorlitz, très joliment rénovée. Contraste totale avec la ville polonaise attenante, Zgorzelec. Frontière créé de toute pièce après la fin de la seconde guerre mondiale.

2 mondes différents. C’est comme si on avait laissé la part la plus moche aux polonais. Il faut absolument que j’y retourne et que je vous montre le résultat. Un jour sans pluie, il va de soi.