Découverte de Stockholm

J’aime les compagnies low cost qui nous permettent de découvrir de nouveaux lieux pour des sommes modiques, pas vous ? Le vol nous a couté 35 euros AR par personne en partance de Poznan (Pologne). De la ville De Gdansk, vous pouvez parfois avoir des offres de 10 euros AR en destination d’un pays scandinave. Une somme ridicule, à peine plus cher qu’une film au ciné.

Revenons-en à mon récit de voyage au pays des farouches vikings (dont les descendant ressemblent plus à des gravures de mode maintenant, mon conseil, tenez votre copine en laisse et prévoyez des mouchoirs pour essuyer sa bave) et du fameux roman Millénium (dont j’ai regardé tous les films mais n’ai pas lu le livre)

 

Je ne pense pas que l’on peut résumer un pays qui avec sa superficie est le troisième pays d’Europe, surtout qu’au final, mis a part notre petite croisière en bateau, nous n’avons vu que Stockholm. Je vais donc vous livrer mon impression sur les gens et sur la ville. Je vais donc vous raconter ma rencontre avec ces gens paisibles et celle avec le mendiant pêcheur du métro.

La Suède, un pays ou les gens sont calmes

Arrivant à l’aéroport, une fois mis de coté la horde de polonais, de français, de japonais et d’autres touristes qui se bousculent à droite à gauche, des gosses qui hurlent et des vieux qui râlent, vous tombez sur le visage d’un suédois ou d’une suédoise et l’impression qui vous frappe presque instantanément est le calme et la sérénité qui se lit sur leurs traits. Les suédois sont un peuple pacifique et prospère. Ils ne sont pas alignés et n’appartiennent à aucune autre organisation mis a part l’UE et n’ont pas pris partis durant les deux guerres. Ils ont l’indice de démocratie le plus élevé au monde, un puissant état providence et une économie tournée vers les hautes technologies et l’écologie. Leur pays n’est pas fortement endetté en bref, il y fait bon vivre et cela se voit.

 

Comptez 200 Kr soit environ 22 euros pour un AR de l’aéroport de Svenska jusqu’à la capitale. 1h30 de trajet sans bouchon. Le long de la route, des forêts de pins et de feuillus et quelques rares maisons. Plus des 4/5 de la population de ce pays se concentrant dans les villes, le reste de cette immense territoire nous semble bien vide.

 

Aux comptoirs, que ce soit au métro, pour vos tickets de bus ou au guichet de banque, les gens vous sourient, ils ne se bousculent pas, ils attendent calmement, ils ne râlent pas. Sensation étrange moi qui vient du pays ou les râleurs sont rois. On se sent dépaysé, comme déconnecté et au final, on adopte très vite cet état d’esprit. Dans le métro ou dans la rue, vous ne serez pas percuté par des business man pressés qui vous insulteront car vous vous trouvez sur leur chemin, dans les rames du métro, pas de grosses cohues. D’ailleurs, on a fait du tourisme de métro avec Magda.

 

Cela vous semble étrange ?

 

Les suédois décorent leur station de métro, non de graffiti mais d’œuvres artistiques alors ma copine m’a embarqué avec elle dans un tour des stations de métro. Je vous livrerai un petit montage lorsque j’en aurai le temps. D’ailleurs, vous avez même des guides de l’office de tourisme qui indiquent les plus belles stations à découvrir… tout un programme. Je ne sais pas si vous avez déjà vu beaucoup de gens faisant des photographies dans le métro parisiens ? Je ne parle pas des pittoresques personnages que l’on peut y rencontrer mais de la station en elle-même (bien sur, on ne prend pas en compte Porte des Lilas, station utilisée pour les tournages de film comme Amélie Poulain “Abesses” dans le film). Ici, faire des photos leur semble tout à fait normal. “Calmes” je vous dis !Dans les stations suédoises, il ne fait pas chaud, même au début de l’été. Il règne une atmosphère caverneuse et vous serez parfois surpris des grands écarts de températures.On y rencontre parfois des personnages qui sortent de l’ordinaire…

 

Rencontre avec un pêcheur mendiant

On se retrouve seul à descendre dans certaines stations. S’asseyant sur un banc, on renoue avec ce calme et la solitude du lieu en attendant la prochaine station et la prochaine photo. Pas de mendiants qui vous harcèle. Ici ils se posent et vous racontent leur histoire dans un anglais qui ferait pâlir la plupart d’entre nous en tout cas le mien a piètre allure par comparaison. Ici, on s’assied et on écoute. L’unique mendiant de notre rencontre était habillé correctement, sans tâche, sans dents jaunis, sans odeur désagréable. Il avait les yeux d’un bleus profonds au bords bien cernes, le crane bien dégarnit et les épaules larges. Ses mains étaient calleuses et on sentait la force encore couler le long des veines de son bras. Je pense que je n’aurai pas fait le poids dans un bras de fer. Son sourire était rare mais franc. Son histoire ne prêtant pas à sourire.

 

Il fut pêcheur autrefois mais son bateau a coulé lors d’une sortie de printemps. Femme et enfant sont morts dans un accident de voiture alors il a perdu le gout de poursuivre la vie. Il erre donc dans le métro en attendant son heure comme il le dit. Un chien l’accompagne parfois mais il le préfère libre quelque part, il ne sait pas ou. Il avait un accent dans sa voix, je ne saurai dire lequel mais cela sonnait bien. Je l’aurai bien imagine en grand-père racontant des histoires au coin du feu à ses petits enfants. Je sais, je résume et cela vous semblera peut-être un peu caricaturale. Son histoire n’est peut-être pas vrai mais il l’a ponctuée de tant de détails et de noms que je n’ai pas eu le courage ni l’envie de douter. Magda voulant faire des photos, elle a quitté ce conteur avant moi. Je suis donc resté avec le mendiant pêcheur à écouter la suite son histoire et je l’ai rejoint plus tard, quelques stations plus loin.

 

Au final, je lui ai donné l’équivalent de 3 euros. Il m’a remercié puis est sorti. Je n’ai malheureusement pas de photos à vous faire partager du personnage d’ailleurs, je pense que cela m’aurait pas été correcte. La misère humaine n’a pas toujours besoin d’être photographiée pour être pointée du doigt. On en voit déjà assez à la télé et dans les journées ou dans la rue. J’ai son image dans les yeux et vous, vous avez les mots pour le décrire. Parfois ce genre de personnage nous rappelle que derrière le mot mendiant, poivrot, clochard, SDF se cache un être humain avec une histoire… une histoire plus ou moins dure, plus ou moins belle mais une triste histoire tout de même…

 

La prochaine fois, je vous parlerai du mythe des belles suédoises (quelques tirages photos en perspective…? 😉 ) et de notre traversée kitch en bateau de croisière.