Les rencontres sur Paris me semblent toujours teintées d’un brin d’irréel.

Je me sens comme entre deux mondes. L’un mourant pour donner vie à l’autre.

Je crois que marcher le jour déclinant sur les champs Élysées, ou le fossé entre les riches et puissants entrant dans leurs hôtels clinquants sans un regard pour les mendiants allongés par terre, suppliant,  symbolise le plus ce malaise. Je cours depuis quelques jours comme pour un marathon en me fondant dans la peau du touriste polonais découvrant la plus belle ville du monde, si romantique, si envoutante. Une ville de superlatif en somme.

Cette belle l’est sans nul doute.

Paris est belle, Paris est précieuse

Et comme toute précieuse, Paris joue avec nos nerfs, toujours.


Elle vous fait découvrir une ballade au violon dans le virage d’un couloir du métro et lorsque vous vous approchez avec une pièce pour prendre l’artiste en photo, celui-ci vous insulte et vous fait un bras d’honneur. Serait-ce voler son âme à Paris que prendre une image de ceux qui font battre son coeur ?Elle vous vole votre temps dans les embouteillages ou dans les transports en commun. Dans les fils d’attente ou dans ses ruelles qui se chevauchent et se ressemblent.Les monuments nous éblouissent de par leurs éclairages qui mettent à jour le talent des architectes et des sculpteurs. Le charme parisien ne se révèle pas mieux que la nuit, en ballade en bateau mouche, sous les innombrables ponts de la Seine dont les bords fourmillent de vie. Certains savourent cette vue une coupe de champagne à la main, d’autres sourient, silencieux, se tenant main dans la main, les yeux brillants.Paris se savoure assis dans un café du Sacré Coeur, les pupilles encore pleines d’un Paris couchant, éblouissant, ne dormant jamais la nuit tombée, tel un vampire qui s’abreuve de notre enchantement à son égard. Je dirai aussi que la tourmente s’apprécie de loin, sur la berge protectrice des tables d’un petit bistrot justement, alors que l’on navigue pas dans le tumulte des passants,  dont le jeu de coude rendra votre corps aussi douloureux qu’après un combat de boxe.

Je l’ai quittée la veille, pour Lille, “sa cousine provinciale” avec des amis pour y revenir cette nuit, en covoiturage. Sympathique expérience (Sans parler des quelques économies substantielles 14 euros/prs au lieu de 90/prs en train)et partage avec la conductrice qui descendait sur Paris pour rejoindre son bien aimé rencontré à Pragues. Paris serait-elle la Rome des jeunes couples, tous les chemins y mènent ?

Je palabre, je palabre et je sais que je vous dois des articles, chers lecteurs. Des articles sur Cracovie, sur les mines de Wieliczka, sur Swinojouscie au bord de la Baltique, sur le covoiturage, sur des astuces de voyage… je vous le dois et je vous révèlerai encore de beaux dessous de ce voyage… comme ma rencontre avec une grande blogueuse voyageuse, Marie-Ange Ostré du blog Un Monde Ailleurs qui nous livre -si tout va bien- son troisième magazine de voyage “Repérage Voyage” aujourd’hui ou encore quelques mots et conseils échangés avec mon ami Laurent du blog Apprendre la photo qui m’a pris en photo alors que je badigeonnais une jeune mariée de crème chantilly sur la place de la République… Je vous le dis, des anecdotes vous attendent mais maintenant, après une longue nuit, Paris l’amante m’attire de nouveau en son sein. Pardonnez que je rejoigne la belle…

Je ferai en sorte, en échange, que mes mots soient imprégnés de son doux parfum.

A bientôt