Un petit poème en voyage
Aujourd’hui point de conseils, point d’interviews, juste des mots pour nous emmener loin, ailleurs, autre part, dans un monde où l’impossible n’est un territoire qui n’a de frontière que notre imagination. Juste le temps d’un poème que je glisse sur cette page comme glisse la fatigue sur mes lourdes paupières avant que le we les libère.

Un poème de voyage

Au voyageur, au pionnier, à l’explorateur, au vacancier, au baroudeur et au simple passager

Je rappelle ces quelques sommaires paroles que certains ont, par orgueil ou par mégarde, oubliés :

Tous nous venons, nous voguons, nous marchons et nous retomberons dans cette même poussière

Enfants aux milles visages, descendant de mille couleurs, héritiers de mille passions ou déraisons

Nous sommes réunis ici en ce jour par les liens sacrés du voyage

Nous irons clopiner, vadrouiller, gambader, cheminer et autres “é”,

Jusqu’à ce que la soif de parcourir ce monde ne nous égare

Sur les terres où, devenus sédentaires, nous aussi, nous prendrons racine.

Comme ces graines portées par les alizés en des terres exotiques et éloignées

Nous nous retrouverons à aimer celles sur lequel le vent de l’expérience nous à déposer.

Nous apprécierons la caresse des saisons, du temps qui passe et même la grisaille

Celle qui dès le matin, au lever, nous assaille. Celle-là aussi trouvera grâce à nos yeux.

Que dire des mini-mini-moi, fils ou filles de nos grands mini-moi

Qui, du haut de leurs quelques mois, nous regarderont avec émoi ?

Au travers des histoires, des nôtres et de ceux que l’on a croisé

On reformera les liens immémoriaux, on refera le monde sur écran virtuel ou papier glacé.

On forgera de nouveau les chaines des souvenirs que le temps a fait rouiller.

Oublions donc les frontières qui nous séparent, ceux ne sont, au final, que des mots.

Grands petits, nobles ou triviaux, rappelons-nous que la plus belle des epopées

La vraie, la pure, la grande, a commencé il y a, déjà, quelque temps

Et durera, je vous le souhaite de tout mon cœur,

Encore un long moment…

Poème de voyage qui m’a été inspiré par l’article intitulé Négritude sur le blog Allaroudzzworld ou marjorie.m cite un poème d’Aimé Césaire, extrait que je poursuis plus bas en la trompant un peu sur la marchandise, j’espère qu’elle ne m’en veut pas trop 😉

Je tiens aussi à remercier Ye Lili du blog vuesdechine et cet article sur lequel elle se laisse aller aussi à la poésie. Si tu veux lire d’autres articles où je fais quelques envollées lyriques, je te conseille pourquoi tu devrais partir voyager seul et maintenant.

Si tu aimes les voyages d’aventures, alors nul doute que les nombreux récits de voyage comme mon récit ascension du Kilimandjaro, mon trek de Chadar : sur le mythique fleur gelé au Cachemir où j’ai failli mourir, mon amour du Népal

Ces deux articles m’ont donne envie d’écrire… alors certes, je ne suis pas poète mais cela mais un peu de douceurs dans ce monde de bits (et non son homonyme avec un “e”) ne fait pas de mal 😉

Il est peut-être agréable qu’un voyage prenne fin mais, finalement, c’est le voyage qui compte.

Ursula Le Guin

À bientôt !
Si toi aussi tu es de temps en temps inspiré par la beauté de la nature, n’hésites pas à partage dans les commentaires de ce blog de voyages et photos ton propre poème de voyage 😉