Tout commença par un mail et une invitation professionnelle à une rencontre bloguing. Tout se finit avec quelques souvenirs en plus en mémoire. Le tout, en l’espace d’un clignement de yeux ou presque.

 

Y aller ou ne pas y aller.
Telle était la grande question. Les frais de transport n’étaient pas prévus dans l’accord mais qu’importe, rencontrer des gens intéressants et discuter de voyages et de bloguing, comme dirait EuroCardMasterCard, cela n’a pas de prix… enfin si, mais mieux vaut ne pas y penser. J’aurai tout le temps de chouiner lorsque je recevrai le suivit de mon compte la prochaine fois.

 

voyage à Paris

Alors me voilà, 5min avant l’échéance des 3h de wizzair en train d’essayer de booker mon vol sur internet. Évidemment, je n’ai pas réussi dans les temps à 5s prés. Je remercie donc mon ordinateur tout droit sorti de l’âge des glaces et mon tempérament de « jefaistoutaladerniereminuteyapaslefeu ». 12 euros pour imprimer le billet à l’aéroport. Comme dirait Normand : « Amazing ». Ce qui devait s’annoncer comme étant être un voyage pas cher, va ainsi se révéler plus cher que prévu. Voici donc une leçon pour ceux qui veulent faire des économies : la procrastination ce n’est pas bon pour ton portefeuille !

En tout cas, cela fait cher le gramme de papier. On dira que je suis généreux avec les compagnies low cost et que je dois avoir fait au moins un heureux : le gars qui a imaginé cette taxe supplémentaire.

 

Le taxi sonne à la porte, comme toujours, je ne suis pas prêt. Quelques affaires dans mon sac et 3 min plus tard, j’étais dehors. Je ,e suis retrouvé dans l’ambiance « française » dés le départ. Taxi conduit par une femme avec intérieur fourrure(lorsqu’il fait 30 degrés dehors, c’est l’idéal. La fourrure absorbe votre transpiration et vous avez l’impression d’être assis sur une éponge géante) et Rohf (rappeur français), représentant d’après elle la « perle de la belle musique » hip hop française et de cette « douce langue de l’amour ». Pour la douceur et le français, on repassera.

 

45 min pour aller à l’aéroport en roulant avec le GPS… même les bus sont plus rapides. En plus je ne comprends pas, elle s’amusait à prendre les petites routes paumés alors qu’il y a l’autoroute avec des gros panneaux avec un avion dessiné dessus. J’veux dire que ok, enfin même si on ne sait pas lire on reconnait le dessin quoi. Peut-être qu’elle avait eu une méga promotion sur des pneus et qu’elle les rôdait là. Elle n’avait évidemment pas de compteur, travail au black donc, heureusement que la somme était prévue à l’avance. 10 euros la course. 5 euros d’économisés et un avion presque loupé. Le pied.

 

A l’aéroport, j’en profite pour acheter les deux bouteilles de vodka pour Arnaud, mon lecteur/hébergeur/sauveur dont je vous parlerai plus tard. Je m’assois sur une rangée de sièges vide. Une ado au sourire ferrailleux attire mon attention avec son magnifique sac pikachu. Je contiens difficilement mon fou rire intérieur. J’imagine toutes ses affaires dans une énorme pockey ball. « Pokevetements, rangez les tous ! »

 

Le voyage se passe bien. Comme tous les voyages, je m’assieds près des sorties de sécurité. Non parce que j’ai peur de l’avion mais parce qu’il y a plus de places. Généralement, comme cela coûte un supplément et que personne ne veut payer, un sourire à l’hôtesse et quelques mots en anglais suffisent pour s’assoir là gratos. Le secret  : avoir l’air super intéressé lorsqu’elle vous montre les consignes de sécurité et ne pas faire des commentaires quand elle vous annonce qu’il ne faut pas tenter d’ouvrir la porte durant le vol.

« Ah bon, même pour s’en griller une sur l’aile gauche à 10 000 m d’altitude ? T’ain, z’êtes vache là ! »

Restez zen quand le gamin derrière vous hurle à plein poumons ou tape contre vos sièges  Futur boxeur le gosse, tant qu’il vous arrache pas l’oreille et que vous ne broncherez pas, ne soyez pas surpris que sa mère le félicite. J’imagine que si je lui posais la question, elle me répondrait :

« Oui, oui, j’aime laisser mon fils hyperactif emmerder les passagers »

Sortez les boules quies de votre poche et votre masque et installez vous confortablement sur le repose plat pour 1h30 de sommeil.

 

A l’arrivée, on sent qu’on est en France. 2,5 euros le Coca, 0.75 euro en Pologne, y’a pas de doutes. On est bien chez le pays où, toi, vous, moi, on est les pigeons. A Paris Bauvais il y a une petite mafia : le transport des passagers. 30 euros A/R. Il faut savoir à quoi vous en tenir.

 

1h15 à côté d’un gamin italien qui me braillait dans les oreilles avec sa mère à coté le félicitant. Mais en italien, cela vous change ! A vous dégouter d’avoir des gosses. Moi j’en prendrai un avec l’option silencieux ou alors je lui offrirai des jeux pour qu’il soit occupé à autre chose qu’a brailler. Le truc normal quoi. La paix, cela n’a pas de prix. On dit toujours que l’heure la plus sombre c’est l’heure avant le lever du soleil.

C’est pareil pour un voyage en fait. Juste avant la sortie.

 

Les 15 dernières minutes, j’ai eu une envie de meurtre. Le gamin qui n’en pouvait plus d’attendre et sa mère qui a eut la brillantissime idée de lui dire de compter jusqu’à ce que l’on arrive. Il s’est arrêté à 487. Il a du torturer les gens dans une autre vie le gosse, c’est pas possible. J’étais même prêt à le payer pour qu’il s’arrête. Et pourtant, vous savez que je suis pas riche et plutôt radin. Les deux allant de paire. En plus, je ne pouvais rien dire, j’étais entouré d’italiens émerveillés par les capacités du petit et subjugués par le décolletée plongeant de la mère. Le décolleté, c’est une arme de destruction dissuasive.

 

J’ai tout de même survécu. Cette après-midi, je vous raconterai comment je suis entré par erreur dans une voiture de dealer en attendant Arnaud 😉