C’est toujours avec un plaisir certain que je retrouve, au grès des lacets tortueux qui nous mènent toujours plus haut, ce monde blanc et cette atmosphère qui a pour moi un parfum de fêtes de Noël. Retrouver les Alpes, mes Alpes pourrai-je dire, est à chaque fois pour moi un cadeau. Au delà des objets matériels que l’on consomme rapidement sans plaisir, ce sont les souvenirs et les sourires ramenés des montagnes que je chérie le plus et, cette année, c’est aux Menuires que nous avons posé nos bagages le temps d’une semaine.

Les Menuires

Pour la petite anecdote, le nom des Menuires vient de l’exploitation des mines de charbons. (serait-ce ces origines qui attirent dernièrement une proportion croissante de polonais ? -je suis polonais d’origine-… mystère!) La station a fêté il y a peu ses 50 ans. On retrouve la marque de ces paysages sur les paysages avec ces blocs rectangulaires de logements typiques des années 60 qui font peu à peu place, à notre plus grand plaisir, au style savoyard avec ses chalets bien plus chaleureux et plaisants à l’oeil. Il y a 7 quartiers aux Menuires (nous nous trouvions dans le quartier des Bruyères) qui sont desservies par un réseau de navettes. Les Menuires sont reliés au domaine des 3 Vallées qui, avec ses 600kms de pistes, en fait l’un sinon le plus grand domaine skiable au monde… de quoi assouvir les drogués de la poudreuse.

Alors évidemment, on est venu faire du ski (la station Les Menuires liée qu gigantesque domaine des 3 Vallées, c’est un peu la Mecque du ski) mais on a testé également de nombreuses activités : la luge, les chiens de traîneau, le spa, le centre aquatique, le ski de randonnée, une sortie en raquette, un lieu cocooning, un repas en yourt…

LES ACTIVITES

La luge Roc ‘n’ Bob

4km de luge avec 22 virages et 450m de dénivelés.
Au départ, j’ai fait l’erreur de croire que cela serait une descente tranquille, une gentille descente pour enfants… je pensais pouvoir maintenir facilement ma trajectoire en tenant ma caméra d’une main pour filmer et en ayant l’autre sur les freins, ha ha, l’insouciance de l’innocence.

Même avec les deux mains sur les freins, de belles pointes de vitesse vous attendent !

Cela m’a fait pensé aux courses avec Mario Bros et la station a eut la même idée et en a fait une vidéo amusante.

La descente en luge a fond la caisse en poussant des cris à chaque virage m’a rappelé mon enfance lorsque mon oncle nous tirait à plusieurs, en voiture, sur les routes trouées et cabossées polonaises… en tout cas, les sensations sont bien là et les sorties de pistes aussi ! Petits et grands seront ravis.  Les guides de montagnes nous racontaient qu’ils faisaient des courses de vitesse entre amis… y’a pas d’âge pour s’éclater (dans tous les sens du terme) sur la piste…

La balade en raquette

On a commencé depuis le parking à côté de l’Eglise de notre dame de la vie non loin de Saint Marcel jusqu’au village de la Loy. Sur notre route, une atmosphère des plus hivernale en cette fin de saison avec des chutes de neige qui tiennent asur les branches des arbres. J’en ai profité pour m’amuser avec le drone. Balade guidée par les moniteurs de l’ESF. Atmosphère bon enfant et dégustation de fromage en prime (même si j’étais déjà plein après la double fondue de la veille).

Un repas dans les Yourtes de Belleville

Le départ depuis notre chalet du Mont Vallon se fait en motoneige avec une couverture sur les jambes pour être au chaud. Les yourtes ne sont pas loin (je m’imaginais déjà une course de 30min à 1h en motoneige comme au Svalbard, les ours polaires en moins).


On arrive sous les gros flocons en partant se réfugier sous ces tentes. Les souvenirs de ma nuit passée en yourte mongole au Québec à côté de l’enclos des loups resurgissent. Un bon repas au chaud nous attend (plus de détails dans la partie hôtels et restaurants).


Une nuit cocooning au trait d’Union

Perché à 1700m, on y accède par une courte balade en raquette de 30min à 45min ou en ski car le le trait d’union (appelé aussi le refuge du Danchet) est facilement accessible en ski depuis la piste du Bioley. Le trait d’Union est un lieu cocooning à souhait. Une bulle de calme en montagne.

On y a passé une excellente soirée dans un nid douillet. N’imaginez surtout pas un « refuge » 50 places, non, il y a une unique chambre donc vous serez loin des bousculades. C’est un lieu intimiste, je m’y sentais un peu « comme à la maison » avec Viviane, la propriétaire qui a rénové cette montagnette avec goût et amour. (Une montagnette est une petite habitation qu’utilisaient les agriculteurs en été pour ne pas avoir à redescendre tout en bas dans leur village).

 

On est allé se coucher après une fondue aux cèpes et un petit verre de génépi et quelques chansons, à l’accordéon fredonnées près du poêle par la maîtresse des lieux.

On était seuls pour apprécier le petit-déjeuner copieux en amoureux. Les autres randonneurs n’étant venu que pour le dîner en fin d’après-midi. On s’est laissé bercé par le silence des flocons en sirotant notre chocolat chaud.

A noté : Si vous souhaitez des produits frais (type salade) ou un menu végétarien, prévenez Viviane l’avance en lui téléphonant au moins 24h avant.

Les chiens de traîneau près de Saint-Martin-de-Belleville

Magdalena, pour qui s’était sa première fois, a adoré l’expérience. Bon, pour moi qui est expérimenté les sorties au Dévoluy, Finlande et surtout au Svalbard où j’ai tenu les rennes pendant des heures de jours comme de nuit, l’excitation était forcément moindre (je vous jure, ces blogueurs blasés de nos jours, une véritable plaie…) mais comme j’ai fait de cette activité au programme une surprise pour Magda, c’est à travers sa joie de participer et de jouer avec les chiens que j’ai pris le mien.

A noter qu’il n’y a pour le moment qu’une seule piste qui longe la rivière ce qui limite l’emploi des huskys, typiques qui sont plus exigeants en terme de variété de tracés donc l’éleveur a privilégié différentes races de chiens mixtes comme des lévriers afin de rentre la course dynamique. (de ce que j’ai retenu des explications de Dany, l’éleveur, les huskys n’aiment pas les tracés en boucle, ils ont besoin de variété sinon ils s’ennuient)

Le ski de randonnée

Je suis parti seul avec Gilles, guide de montagne. Magda n’aurait malheureusement pas eu le niveau ni l’énergie pour nous suivre bien que Gilles pédalait pendant que moi je galérais un peu en suant sous un soleil tropical qui se réverbérait sur le frais manteau blanc par un ciel océan sans nuages. On devait monter jusqu’au niveau du Dos de Crêt-Voland – 2092m, mais avec les prises photos /vidéos et un souci au niveau du ski qui a ralenti notre progression ne nous a pas fait au sommet. Une sortie sportive durant laquelle on ne croisa que quelques randonneurs sur la fin, peu avant la descente.

Speed Mountain : la luge sur rail

Elle se trouve dans le quartier des Bruyères et lorsque la météo n’est pas propice, c’est une des activités qui reste ouverte à tous. 1000M de long sur lesquels les plus fous ne se décideront qu’à freiner à la fin. Ne faites pas comme nous (qui n’avons pas lu les instructions) ne vous arrêtez pas longuement au milieu des pistes pour prendre des photos car on risque la collision et  smartphones et GoPro si on n’y prend pas garde.

Espace aqualudique et wellness

Sauna, jacuzzi, petite piscine pour les grands et piscine pour les petits à 5min de notre hôtel dans le quartier des Bruyères… j’ai apprécié le fait qu’ils fournissaient des maillots de bain et des serviettes pour les plus étourdis -comme moi-. Par ailleurs, on peut profiter du thé à la menthe ou thé aux fruits en libre service. En grand amateur de thé que je suis, j’adore ce genre de petites attentions.
Lorsque la météo fais grise mine à cause du vent, après un tour de Speed mountain, on peut aller se relaxer au centre aqua-ludique avant un dîner au restaurant situé à deux pas, dans le quartier des Bruyères.

Le ski aux aurores

Le réveil vers les 5h du matin après une journée au ski pique un peu. On se dit alors… mais quelle idée de se lancer dans ce genre d’activités, laissez-moi dormir (bon, une fois là-haut, ce genre de regrets sont bien loin) ! A l’accueil de l’hôtel, la réceptionniste m’ouvre, amusée me semble t-il par ma mine fatiguée, l’accès aux vestiaires pour se changer. Raphaël, le conducteur de la dameuse, m’attend quasiment à la sortie façon taxi des montagnes. On monte dans la nuit sous les phares de la dameuse qui transforme la piste bosselée par le passage des skieurs en voile de velours. Raphael me laisse au Mont De La Chambre à 2845m et j’attends avec impatience les premières lumières au sommet. La lune est encore accrochée au ciel d’un noir profond. Le silence m’environne. L’air froid s’accroche à mes poumons. C’est revigorant. Une fois le travail des dameurs terminé, ils m’invitent à partager un café et un petit gâteau avant la descente. Étant seul sur la piste, j’en profite pour sortir le drone mais il n’apprécie guère le froid matinal… la descente est superbe. Si on s’écoutait, on garderait la montagne pour nous. 

Spa

J’ai testé le massage shiatsu à l’hôtel au Mont Vallon. C’est un massage plutôt actif qui d’après la massacreuse donne des résultats après quelques séances. Je dois vous avouer qu’après le repas dans le TGV (et sans doute également les repas forts riches en fromage), j’avais quelques problèmes de digestion et la massaseuse a senti des points de contactions au niveau de l’estomac (qu’elle n’a pas pu dénouer en une seule séance même si elle les a apaisé).


Bon, maintenant, voici une réflexion personnelle amusante suite à l’échange avec la masseuse, dites-moi si j’ai tort. Que se passe t-il lorsque l’on a des points de contractions à l’estomac qui sont dénoués ? En général, on a des gazs. Je discutais avec ma masseuse et rassurez-vous, c’est totalement naturel de se laisser aller. Au pire, si cela vous gêne, demandez une pause pour aller aux wc. Le fait est que, après discussion, les femmes semblent plus pudiques alors que les hommes, eux, n’hésitent pas à se laisser aller plus naturellement.

Hébergements et restaurants

Le Chalet du Mont Vallon

Situé dans le quartier des Bruyères, accès direct aux pistes en sortant du vestiaire, petite piscine accessible pour les clients. A l’entrée de l’hôtel, on a une cheminée ouverte en face de la réception. Vin chaud et crêpes sont servies dans l’après-midi, les gourmands comme moi seront ravis.

On avait une chambre appartement avec salon/cuisine, une chambre séparée pour adulte et un lit superposé pour les enfants/amis près de l’entrée. L’appartement était des plus fonctionnels avec 2 balcons pour apprécier la vue, un thé ou un chocolat à la main.

Le restaurant l’Atelier

C’est le restaurant du Mont Vallon. On y a mangé à la fois au dîner et au déjeuner. Un chef italien avec des plats italiens donc mais aussi, évidemment, savoyards. Aucune fausse note tant dans le service que dans la qualité du menu

Le trait d’Union

Je ne peux que vous recommander cette adresse cocooning mentionnée un peu plus haut dans la partie randonnée en raquette. Une atmosphère beaucoup plus intimiste pour se retrouver à deux le temps d’une nuit. Rassurez-vous, il y a douche avec eau chaude et électricité 😉


Le dîner fut une traditionnelle fondue. Il aurait fallu prévenir plus tôt pour permettre à Viviane de concocter un dîner plus végétarien ou comportant davantage de verdure. Elle ne pouvait malheureusement pas deviner que nous avions déjà profité plusieurs fois de cette délicieuse spécialité savoyarde…
Un bon petit-déjeuner copieux avec pain, fruit, confiture, café, thé vous attend…

Hostel HO36

Je n’ai pas testé le concept -je n’y ai pas dormi’, j’ai seulement visité les chambres mais l’idée rappelle celui du Moontain hostel que j’avais découvert dans l’Oisans. C’est une sorte de mix entre refuge de montagne/appartement et hostel avec une déco récente, douillette et accueillante. A l’étage vous avez des appartements et au sous-sol des dortoirs tout confort avec douche privatives (ou non). Les chambres en dortoirs comportent des lits superposés avec rideaux (pour plus d’intimité) et prise électrique (pour recharger les batteries tout en partageant ses photos sur instagram).

Concernant le restaurant, les prix sont à l’image du concept d’hostel en montagne : abordables. Déco qui m’a plu versant dans le minimalisme montagnard. Les repas sont bons mais moins copieux que dans les autres restaurants de montagne. C’est à dire que vous pouvez manger entrée, plat, dessert sans en laisser la moitié du plat principal. On peut dire que c’est la juste portion au juste prix.

Restaurants sur les pistes
Le Chalet des Neiges

Après avoir pris le téléphérique Roc 1, c’est une ambiance boisée à l’intérieur, un petit air de la Folie douce. Une soupe au potiron en entrée, je me suis encore une fois fait avoir par la taille des plats et j’ai eu bien du mal à finir mon bon filet rosdini au foie gras. J’ai été vaincu par KO au niveau des frites.

L’Alpage

A 2500m, en descendant la bleu à partir du Mont de la Chambre. Profitez d’un chocolat chaud pour attendre car lorsque la journée est belle, c’est la cohue en terrasse. On a pris une salade césar en entrée, bien consistance, elle fut partagée à deux, un burger en plat principal, ok, sans plus néanmoins l’assiette de pâtes au saumon laissait à désirer. On n’a pratiquement pas toucher au plat. La charlotte en dessert a par contre mis tout le monde d’accord, on a vraiment aimé.

Quartier des bruyères

La Marmite

Ce fut là que l’on dégusta notre première fondue… une erreur si on a commandé une soupe en entrée, vu les portions gargantuesques, impossible de finir les plats même si c’était bon.

Au Vieux Grenier


J’ai commandé une salade verte en entrée sans savoir qu’une salade accompagnait déjà la raclette. Raclette qui s’est fait un peu attendre mais qui n’en reste pas moins délicieuse. Je me rappelle encore de ces patates fondantes… ce soir-là, je suais littéralement du fromage en sortant du restaurant. Je devais bien être enceinte de 2 mois suite à ce dîner mais aucun regret à avoir.

Le Cocon des Neiges

A deux pas des pistes, on a profité du soleil en terasse.
Magda prit un velouté de potiron en entrée et un bol végétarien et je me suis laissé tenté par une salade césar ainsi qu’un burger. La portion de la salade était gargantuesque, la soupe était bonne… Magda ne tarissait pas d’éloge sur son assiette végétarienne et j’avoue que le burger italien a fait son effet, d-é-l-i-c-i-e-u-x. On recommande fortement ces plats !


Encore merci au chef qui accéléra le service pour satisfaire ces blogueurs bien trop pressés par leur agenda de ministre.
On ne le dira jamais assez mais il n’y a pas pire que des blogueurs à table. Non seulement ils veulent de la lumière pour leurs photos mais aussi un service rapide et ne manqueront pas de vous critiquer si cela ne leur plait pas !

Les Yourtes de Belleville

Une expérience culinaire insolite à partager. Un petit cocktails de bienvenue nous attend ainsi que des amuses bouche avec de l’avocat, une mini quiche, du fromage de chèvre…. Les plats principaux sont typiques et tiennent au corps : fondue et tartiflette. On se gave, comme à notre habitude, mais on ne résiste pas à une tarte en pomme en dessert que l’on partage à deux.


Ce voyage a été réalisé avec l’aimable invitation de l’office de tourisme des Menuires. Je reste, comme d’habitude, libre de mon avis…  😉