Page blanche virtuelle. Mes yeux replongent dans l’encre noir des quelques notes bien réelles prises ci et là lors de mon séjour à New York City. Instant troublant. Je sonne comme un drogué n’ayant pas eu sa dose. Je me relis et je jette un oeil au photos de New York à travailler.

Il faut se remettre dans l’ambiance alors que la tension et l’euphorie vécue sur place est bien retombée depuis le retour. Je me laisse berce par un classique New York New York de Franck Sinatra pour replonger peu ) peu dans l’ambiance.

La ville qui ne dort jamais m’ouvre à nouveau ses portes.

 

1er jour  : la météo à New York annonce : blizzard.

 

La ville de New York est une toile sur laquelle nos émotions se déchaînent. En ce lieu, on ne prend pas un pinceau aux poils bien brossés et délicats, on y balance les pots de peinture et on voit ce que cela donne. Le mot « impossible » semble dans cette ville une insulte cousue aux lèvres des pessimistes, des rabats-joie et des faignants. Le temps n’est pas une excuse. Le manque de volonté non plus. Personne n’a d’excuses. Personne ne semble dormir et se plaindre à longueur de temps. Tous relèvent leurs manches et travaillent dur alors je fais comme eux, je dors éveillé et je noircis mes pages. Ici on ne marche pas dans les rues, on vole entre deux pas sans manquer de politesse.[…]

Enfin, je comprends que je tiens, et que j’ai toujours tenu, le premier rôle dans le court métrage qu’est ma vie. Je palpe la réalité à mesure que je marche dans les rues aux noms qui ont bercé mon imaginaire : Broadway, la cinquième avenue, 42 street… Trop longtemps je me suis contenté de faire de la figuration, telle une vulgaire plante humaine. Vivre sa vie pour les autres c’est ne pas vivre tout court. Quitte à appartenir aux mauvaises herbes, autant s’élever vers sa propre lumière et New York brille de mille feux tant le jour que la nuit. En un tel lieu, toute personne d’ambition ne peut vouloir tendre que vers les étoiles.

[…] Arrêter de rêver c’est se poignarder un peu chaque jour.

[…] Je ne porterai plus les couleurs ternes de l’existence comme un sage écolier auquel on dira de s’asseoir où il faut. Je ferai l’école buissonnière. Je serai rouge de colère, je rirais jaune, je serais vert de peur mais plus que tout, dans des moments aussi fugaces qu’un arc en ciel, teinté des nuances de l’existence, je me sentirai vivant.

 

Bref, voici quelques notes de carnets personnels. Pour vous dire que j’ai croqué dans la Big Apple comme on croquerait dans la vie. A pleines dents. Une bouchée la première nuit m’a suffit à me fournir ma dose quotidienne d’énergie pour le reste du séjour.

Mais j’écris et j’écris alors que moi je suis bien repu d’images, au final, je ne vous encire rien vraiment montré… une fois que la météo à New York s’est faite plus clémente, voici ce dont j’ai pu profiter en quelques photos.

New York City : vue du Top of the Rock

Central Park

Après cette partie de cache en cache, un peu de balade dans le parc enneigé.

On y rencontre les sportifs qui vous font presque regretter votre hot dog fraîchement ingurgité et des enfants glissant sur les pentes de Central Park sous un un fond de ciel bleu et de building en construction.

Et Malheureusement, l’article se faisant long (et pour qu’il ne soit pas trop lourd), il va falloir patienter un peu pour voir la suite. Au menu : ballade le long de la berge est de Manhattan puis promenade dans les différents quartiers de New York City : le Queens, Brooklyn, Harlem et Bronx.

Top of the Rock : allez-y plutôt le matin, à son ouverture et à la fermeture. 25$ / adulte, pour tous les prix http://www.topoftherocknyc.com/ticket-menu/