Hello, si tu tombes sur cet article, je m’appelle Piotr et je vis effectivement de ma passion, le voyage. Je suis blogueur voyage professionnel depuis 2011. (mais je suis loin d’être le plus vieux dans la blogosphère voyage francophone 🙂 A plein temps. C’est mon métier. Mon job. Mon gagne-pain. Mon taf…

J’ai 2 blogs principaux. Celui sur lequel tu te trouves et le blog aventure 1001 pas (et la pléthore des réseaux sociaux liés à ces blogs). On ne m’associe pas forcément avec les deux d’ailleurs ^^

Je suis aussi le cofondateur du plus grand collectif outdoor francophone : la TeamAventuriers. J’ai donc de quoi largement occuper mes journées lorsque je ne suis pas en voyage.

De nos jours, plus besoin d’être blogueur voyage pour réaliser le même travail que moi. On peut être un « influenceur dans le domaine du voyage » sur les réseaux sociaux. Voir un unique réseau social si notre audience y est suffisamment importante : Facebook, youtube, instagram comme c’est le cas pour certains collègues.

Par ailleurs, je ne sais pas si l’utilisation du mot « influenceur » est la plus adéquate, j’aurai préféré le verbe « inspirer ». Mais bon, « un inspirateur du voyage », changez la première syllabe, cela vous donne aspirateur, tout de suite, cela se vend moins bien…

Bref. Cet article aura pour but de répondre à vos questions concrètes concernant le métier d’influenceur voyage aussi sérieusement que cela m’est possible de le faire. (et aussi de me simplifier la vie en vous refilant directement le lien, accessoirement 🙂 )

Quelle est selon toi la motivation première pour faire ce métier ?

La passion du voyage. Si tu as choisis ce métier pour l’argent et les avantages, tu fais fausse route. Parmi tous ceux qui ont réussi à faire de cette passion leur métier je ne connais personne, absolument personne, qui le fait uniquement pour l’argent.

Si on me donnait un million, je continuerai à faire ce que je fais : voyager. Parce ce que j’adore ce que je fais. Je me réveille chaque matin avec des idées de voyages, des envies de créer du contenu qui me plait.

Certains aspects de ce métier comme la partie administrative ne sont pas des plus réjouissants. C’est aspect créatif qui compense J’aime regarder une photo que j’ai prise et me dire, « elle est pas mal ». J’aime lire le commentaire d’un lecteur ou un mail me disant qu’il a eu envie d’effectuer un voyage grâce à un de mes articles. J’aime bricoler sur des logicielles de montage, apprendre et repousser les limites de mes connaissances en écriture, dans la photographie, dans la vidéo, mes limites humaines aussi. Aller là où je ne me pensais pas capable d’aller et partager cette sensation aux autres, pour qu’ils découvrent de nouveaux horizons.

Suite aux multiples reportages, il y a peut-être une bulle, actuellement, dans le bloguing qui se créé. Certains pensent que c’est facile. Qu’ils suffit justement de lancer son blog, une page facebook, un compte instagram et le monde attendra notre merveilleux contenu. Il n’en est rien. Tout le monde ne peut pas être blogueur/influenceur pro, il y a un nombre de places limitées. Il y aura beaucoup de déçus. Lorsque cette bulle explosera, cela sera dure pour nombre d’entre nous mais on y est habitué. Ce n’est pas la première fois que la bulle explose. J’ai survécu à la dernière, je survivrai, je pense, à la prochaine.

A lire : peut-on vivre de son blog voyage ?

Faut-il faire des études pour devenir influenceur voyage ?article Norvege (27)

il faut savoir porter le drapeau au bord du vide, ici en Norvège

Non. On peut devenir acteur, écrivain, homme politique sans faire d’études. Certains arrivent même à se faire élire président. Il n’y a pas de diplôme d’influenceur voyage si telle était ta question. En fait, on devient influenceur par la force des choses et, plus précieusement, par l’audience. C’est l’audience qui fait de nous ce que nous sommes, c’est à dire les personnes qui nous suivent sur les supports médias sur lesquels nous nous exprimons. C’est toi, en clair, qui donne une légitimité à la tribune de laquelle je m’exprime. Tout le monde peut se créer cette tribune (tout le monde peut ouvrir un blog, une page facebook pour s’exprimer…), il n’y a pas de prérequis. Mais cela n’est pas parce que l’on a tribune que l’on va venir nous écouter.

L’analogie est la suivante :

tout le monde peut taper dans un ballon de foot mais cela ne sera pas suffisant pour faire de toi un joueur professionnel

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Cependant, le métier d’influenceur voyage utilise plusieurs formats de communication : texte, photo, vidéo et cible une ou différentes plateformes communautaires : blog, forum, RS. De fait, si tu t’orientes dans la voie du journalisme, de la photographie, de la réalisation vidéo, du marketing ou de la communication, tu auras déjà en main quelques outils et connaissances qui te seront forts utiles dans ton quotidien d’influenceur voyage.

Mais, rassures-toi. Certains étaient juste étudiants, profs, commercial etc… et ils sont devenus influenceurs. On retrouve tous les profils au final.

Combien gagne un influenceur voyage ?voyage irlande (21)

pas assez pour trouver un jean bien taillé à sa taille, visiblement… ici en Irlande

Alors la majorité d’entre eux ne gagnent rien. C’est un peu comme le foot (dans le système de fonctionnement, pas dans les salaires hein). Une minorité est professionnelle est gagne sa vie  en ayant fait de sa passion un métier. Une minorité d’entre nous est donc le porte étendard d’un mode de vie qui te fait donc rêver. Une majorité ne gagne rien car soit ils ne souhaitent pas s’engager dans la voie de la professionnalisation car ils ont déjà un métier à côté qui les satisfait amplement ou parce que le principe de devoir se vendre auprès de clients potentiels les rebutent, soit ils n’ont pas l’audience et la notoriété suffisantes pour dégager des revenus conséquents leur permettant d’en vivre à plein temps.

Certains influenceurs voyages anglo-saxons gagnent des salaires annuels à 6 chiffres. Ce n’est pas mon cas, et de loin, mais je n’ai pas à me plaindre. Pour une opération de création de contenu média (article, photo, vidéo), les rémunérations des influenceurs de voyage francophone s’échelonnent de 1000e à 10000e suivant la notoriété et la capacité de négociation de l’influenceur (attention, on parle de chiffre d’affaire, pas de de revenu net). Mais, en France, nous sommes une poignée, je dirai une quinzaine/vingtaine à la louche, à en vivre à plein temps. Je le répète, la majorité des influenceurs voyage ne gagne rien et travaille souvent gratuitement en échange de visibilité et de reconnaissance.

Si tu espérais faire ce métier pour voyager à l’oeil et t’enrichir rapidement, tu n’as pas choisi la bonne voie.

source documentaire :

  • Une bonne étude ici (plus globale) sur les blogueurs montrent que 84% gagnent moins de 10e/mois et parmi ceux qui gagnent quelque chose seul 2% sont au dessus du SMIC. Je fais partie des 2%.(PS : je n’ai absolument rien à voir avec la formation bloguing liée au pdf, ni ne gagne rien en affiliation ou quoi que ce soit. Je trouvais juste l’étude utile pour illustrer mon propos.)
  • Une autre étude, réalisée par Reech, montre que « 89,5% des influenceurs français gagnent moins de 5000 € par an avec leurs réseaux sociaux. » Ils sont 2,9% à gagner 20K et+. Ce qui rejoint grosso modo les conclusions de l’étude au-dessus. source (il y a pas mal d’autres données dans cet étude, je vous conseille)

Combien cela prend de temps pour devenir un influenceur voyage ?

influenceur voyage

le temps de monter en haut du mat pour faire une photo à Majorque  en tant qu’ambassadeur GoPro et de redescendre sans se casser quoi que ce soit… et sans vomir sur les passagers.

Le sous-entendu est « un minimum connu et reconnu par les pairs et les professionnels ». Je dirai, avec beaucoup de travail, au minimum un an. La plupart du temps, au moins 2 ans. Certains, très talentueux, ont réussi à se hisser très haut en l’espace d’un an et à en faire un travail à plein temps mais c’est très très rare. Cela ne veut pas dire que c’est impossible mais cela nécessitera beaucoup de temps, de travail, de talent et un soupçon de chance. Globalement, de ce que j’ai pu observé, faisant parti des anciennes souches de la blogosphère voyage encore visibles, il se passe plus d’un an avant que certains sortent du lot et commencent à se faire remarquer par la qualité de leur travail. Oui, c’est long, difficile et fort concurrentiel, c’est d’ailleurs pour cela que nous sommes si peu à l’arrivée.

 

A quoi ressemble le quotidien d’un influenceur voyage ?

Un voyage au Népal

Bah il peut ressembler aussi à ça… comme une sortie au ski au Devoluy, en France, entre potes que l’on partage sur youtube.

Le quotidien de l’influenceur dépend s’il est ou non en voyage. Lorsque l’on travaille pour un client, nous nous occupons beaucoup de la création de contenu, de la recherche et recoupe d’informations… et cela peut se finir très tardivement. Dernièrement, en opération, on finissait avec ma collègue vers 2/3h du matin pour reprendre à 8h. Il n’est pas rare que je dorme 5 voir 4h par nuit en opé. Les RS ont pris une part croissante et de plus en plus significative dans notre quotidien. Personnellement, je le déplore. On peut facilement être submergé par la masse de travail et de sollicitations/distractions. Il faut avoir une bonne organisation et bonne rigueur de travail pour rester réellement productif et ne pas finir en burn-out.

En dehors de ces opérations, chacun continue à travailler sur ses supports de communication : blogs ou RS, on prépare ses prochains voyages. (On doit faire des choix difficiles . Allez, tiens, je retournerai bien en Norvège et en Inde cette année. Pourquoi pas la Russie aussi… mais Russie ou Argentine ? Dilemme !). Cela signifie concrètement poster des publications, articles, monter les vidéos, travailler ses photos… il y a aussi l’administratif. Répondre aux mails, aux sollicitations, l’envoie de facture, les rappels de paiement, la comptabilité… il y a les rdv professionnels. Influenceur voyage ce n’est pas que les cocktails au bord de la plage au coucher de soleil, loin de là…

Lorsque l’on ne créé pas de contenu, on fait également de la formation et de la veille. On apprend de nouvelles techniques, à utiliser de nouveaux outils (logiciels de montage, de retouche, matériel média)… si tu ne cherches pas à te renouveler, à progresser, tu n’as malheureusement pas ta place dans ce secteur. (moi par exemple, je me suis mis récemment à la vidéo plus sérieusement avec une chaîne youtube et je compte recevoir mon drone pour réaliser des prises de vue aériennes)

Principalement, dans le domaine du voyage, notre quotidien sera plutôt fait de… voyages et de la création de contenu liée à ces voyages. Ce n’est pas des vacances quoi. Que ce soit à titre personnel ou professionnel il est difficile d’arrêter d’être « en mode boulot » en voyage. Nos péripéties personnels finissent la plupart du temps sous forme de photos, vidéos, articles de blog car on ne peut pas s’empêcher de produire du contenu (car oui, on continue de voyager pour soi et heureusement d’ailleurs). On aime cela. C’est notre passion. Et parfois, on a la tête dans le guidon. En cumulé, je dois être en déplacement 6 mois par an donc cela n’est et ne sera pas évident pour la personne qui partage votre vie. Et, justement…

Comment fais-tu pour être en couple en tant qu’influenceur voyage ?sejour-nuit-budapest-3

je dois la prendre en voyage avec moi de temps en temps sinon elle râle un peu… ici à Budapest

Alors comme je le disais plus haut, mon travail d’influenceur voyage implique beaucoup de… voyages. Il y a une énorme pression sur ma vie personnelle et sociale. Actuellement, je ne suis pas père de famille mais cela arrivera probablement un jour. Certains de mes collègues le sont et c’est loin d’être évident à gérer. Lorsque cela sera le cas, je devrai alors probablement limiter mon train de vie actuel durant la première année voir plus. J’imagine devenir un papa voyageur gaga de son bout de chou mais concrètement, je ne sais pas si cela sera possible car je tends à évoluer, avec mon blog outdoor 1001 pas et mon collectif de la TeamAventuriers, vers des voyages beaucoup plus sportifs et engagés… on verra si maman me laissera prendre mon mini-moi sur des treks à l’autre bout du monde 🙂

Je suis en couple avec une femme merveilleuse ayant un métier plus « normal » dans le secteur des ressources humaines. Je pense que notre couple n’explose pas car nous prenons le temps de garder la flamme des sentiments en vie, en se réservant du temps pour soi. La patience de ma compagne vis à vis des exigences de mon métier y joue aussi pour beaucoup. Je ne pense pas que tout le monde puisse supporter les relations longues distances. Certains couples de blogueurs ont explosé en vol et je ne vous cacherai pas qu’il y a parfois de la tension entre nous car la distance, quoique l’on fasse, reste pesante. En effet, mes absences peuvent durer jusqu’à 2 mois. Mais on est encore loin des militaires ou de la marine marchande pour qui ces durées peuvent être beaucoup plus longues. Globalement, seul ou en couple, si tu as besoin d’être fort proche de ta famille et des tes amis, cela sera très difficile de concilier le tout.

Y-a t-il des ressources que je pourrai consulter pour devenir influenceur voyage ?

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la route l’ami. La route est le meilleur des professeurs… en Islande

Alors je n’ai pas la méthode pour devenir influenceur sur des réseaux particuliers comme instagram, snapchat (j’y suis aussi : piotrsursnap) ou youtube. Même si, évidemment, la qualité du contenu produit y joue pour beaucoup. (question subsidiaire : comment reconnaître un contenu de qualité ? Est-ce un beau contenu ou un contenu qui suscite l’interaction ? 🙂 Une bonne méthode consiste déjà à identifier ce qui marche et à analyser pourquoi cela fonctionne. Pas en vue de copier le style mais pour identifier des caractéristiques communes. Astuce : la qualité du travail produit est une des sources de toute réussite. Seconde astuce : la personnalité et l’univers créé autour de cette personnalité jouent aussi pour beaucoup. Cela sera à toi de placer le curseur entre personnalité et qualité de contenu. Qu’est-ce que tu souhaites mettre le plus en avant ? Certains préfèrent rester dans l’ombre, d’autres fleurissent à la lumière..

Voilà une liste de blogueurs/influenceurs/créateurs de contenu voyage francophones qui sortent du lot et qui ont un univers particulier que j’apprécie : worldelse, bestjobers, alex vizeo, little gipsy, votre tour du monde, djsupertramp, carnet de traverse, clo et clem, made by maider

Mon premier métier c’est blogueur voyage. J’avais écrit 3 articles sur la création, la médiatisation et la monétisation d’un blog voyage. (ils ont malheureusement été supprimés suite à une mise à jour sur leur support de publication) Normalement, ils seront prochainement de nouveau en ligne sur leur support initial ou sur ce blog. (et alors je pourrai les mettre à jour car ils datent un peu)

Il y a aussi des rencontres forts utiles pour les influenceurs voyages ou les influenceurs tout court. Mon collègue Xavier Berthier a créé 2 salons professionnels pour les influenceurs. Le premier est spécialement dédié aux influenceurs voyages et je devrai y être pour ma seconde participation (sauf changement de dernière minute) :

Ce genre de salon est utile car il permet les rencontres personnelles et professionnelles, les échanges formels :au travers des conférences, des débats, ou informels :au café, entre les débats…

Groupes utiles pour les influenceurs voyages

Quelles sont selon toi les qualités pour devenir un influenceur voyage ?degustation-biere-prague-10

il faut clairement savoir picoler… comme à Prague

Alors, évidemment, il faut aimer voyager. Il faut que cela soit ta passion avant d’imaginer en faire ton métier. Il faut être parfaitement conscient que faire de sa passion son métier exigera de toi de nombreuses concessions qui pourrait peut-être dénaturer l’expérience de ton voyage. Si tu es phobiques aux RS et que tu souhaites devenir influenceur voyage car tu aimes les voyages, je crains un début de schizophrénie. c’est incompatible. D’ailleurs, si tu aimes le voyage, il y a plein d’autres carrières à embrasser qui te permettront de découvrir et parcourir le monde. Tu peux être un digitale nomade, un conférencier international, un expert technique dans une grande entreprise, un cuisinier, un guide de haute montagne, un moniteur de plongé, un professeur, un traducteur, un pilote d’avion, un marin, un militaire… et la liste continue.

Mais plus que d’aimer voyager, pour devenir un influenceur voyage professionnel, il faut savoir, ou apprendre à, partager ta passion du voyage. Il faut savoir inspirer. Transformer ses mots en actes. Toucher le coeur des gens. C’est cela la véritable clé. Il n’y a pas une recette unique pour faire de ta vie une inspiration au voyage. Comme pour tout, devenir un influenceur exigera de toi une dose énorme de travail, de persévérance, de concentration, de curiosité. On me dit souvent que je fais un métier de rêve. Et c’est vrai. Il y a bien plus difficile tant physiquement que psychologiquement comme métier. Néanmoins, moi-même, je perds parfois de vue le sens de tout ceci. De ce questionnement intérieur, j’en avais produit un article : les blogueurs voyages ne servent à rien. Nous aussi on a nos doutes. Sur notre utilité, sur notre avenir, sur l’impact que cela a sur notre vie et la planète. Quelle carrière, quelle retraite, quelle protection pour un blogueur voyage/influenceur voyage ?

Qu’est-ce qui est le plus difficile en tant qu’influenceur voyage ?

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la vie.. le temps… le départ de ceux que l’on aime…

Je vais parler pour moi. Cela revient un peu à reformuler ce que je disais dans l’article que j’ai mentionné plus haut : les blogueurs voyages ne servent à rien

Le plus dur selon moi est d’affronter le fossé qui me sépare de collègues de talent je pense. Je ne t’apprends rien mais nous ne sommes pas tous égaux en terme de qualité d’écriture, de photographie, de réalisation vidéo. Il est difficile de se battre pour se faire une place en sachant que nous ne jouons pas avec les mêmes armes. Que l’on ne pourra jamais égaler le niveau de certains. Il n’est nul question de jalousie,de rancoeur, de rancune. Il est question de trouver sa propre place, son propre style, sa propre voix. Sa voie. C’est une remise en cause perpétuelle de soi-même. Un questionnement sur sa personnalité, le but et la portée de ce que nous faisons.

L’autre aspect est la solitude. Je n’ai pas de difficulté avec le fait d’être fasse à moi-même, étant un solitaire par essence, je me nourris de la solitude. Elle est ma compagne. Mais même si je l’apprécie, être seul, ailleurs, lorsque ceux que vous aimez vous quittent, reste une épée plantée dans votre coeur. Chacun le vit à sa façon. Avec pudeur ou non. Moi j’en parle sans honte, sans trop de retenue. C’est une partie du voyage. C’est un aspect de notre vie. Je sais que cela gêne certains. On m’a d’ailleurs reproché de l’utiliser comme un levier de trafic alors que c’est simplement pour moi ma manière de panser les plaies. D’exprimer ma douleur.

Cela me fait penser que je pourrai ajouter tes ou plutôt vos critiques comme difficulté du métier d’influenceur. Mais ce n’est pas le plus difficile à vivre et à supporter. On s’y fait rapidement. On a chacun nos trolls après tout. Tout succès, aussi relatif qu’il soit, appelle à la critique. Cependant, un point important, je ne suis pas une femme. On ne critique et ne décortique pas mon choix de vie, mon aspect physique, ma vie sexuelle… Les critiques des hommes sont d’autant plus virulentes. Il peut y avoir de vrais tordus, des stalkers, des personnes qui prennent un plaisir sadique à vous casser le moral, à vous humilier virtuellement. C’est souvent le cas des youtubeuses… hommes et femmes, nous ne sommes pas égaux face à l’intensité de l’harcèlement dans ce domaine.

Comment tu vois l’avenir en tant que blogueur voyage ?

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l’avenir est là où il nous mène. Ici, face à l’Everest durant mon séjour au Népal

Je n’en ai aucune idée. Demain c’est déjà trop loin pour moi. Je me concentre sur le présent. Sur ici et maintenant. Sur mes projets. C’est ainsi que je fonctionne depuis des années. Maintes et maintes fois on a prédit la mort du blog. Que facebook nous remplacera, que les youtubeurs nous éclipseront. Pourtant on est toujours là. Les liseuses électroniques n’ont pas remplacé les livres. La télé n’a pas remplacé la radio. Internet n’a pas remplacé la télé. Tout se côtoie. Rien ne disparaît, tout se transforme.

Tant que je prendrai plaisir à faire ce que je fais, je ne pense pas, je ne souhaite pas m’arrêter. J’aime écrire, prendre des photos, publier des vidéos. J’aime donner la force et l’envie, à des inconnus derrière l’écran; de découvrir leur région ou de partir seul à l’autre bout du monde. Je ne pense pas que cela puisse s’arrêter. A moins que mon coeur, lui, s’arrête. Je trouverai, je pense, toujours un moyen de me recycler quelque part. Ailleurs. Le plus petit dénominateur commun entre ce que je fais et ce que je pourrai faire est que cela devra me rendre heureux et devra pouvoir financer ma part du couple (car oui, les femmes travaillent aussi de nos jours… 🙂


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