récit d’un road-trip en #Islande

La route était noire . La route était longue. La route était lisse. Interminable. On aurait dit un lacet de chaussure d’un géant, oublié là. Distraitement.
Les kilomètres n’étaient en rien monotones. Pourtant, lorsque ciel et terre se confondaient et semblaient avaler les paysages lunaires, mes yeux se fermaient. Lassés peut-être de virevolter à droite à gauche. A 100 à l’heure. Collés à l’objectif.
On suivait les limitations de vitesse. Bien sagement. Pourquoi se presser ? Le voyage n’est en rien la destination. Le voyage est la traversée. Et la traversée en Islande se suffit à elle-même. Les fous du volant en 4×4 soulevaient poussières et cailloux. De nombreux asiatiques, chinois sans doute, consommant à toute allure les quelques jours de vacances de l’année, nous dépassaient, souriants, toujours trop pressés.

road trip islande (4)

Sautant à chaque stop pour mitrailler, enthousiastes, tout ce qui se montrait à l’horizon. Nous tremblions à l’idée qu’un éclat vienne exploser le pare-brise. Ainsi que le coût de l’assurance. Celle de la voiture louée couvrait-elle d’ailleurs ce genre dégâts ? Mon cerveau calculait machinalement le nombre de repas que je devrai remplacer par des pâtes fades si une telle mésaventure devait se produire. Cela en faisait beaucoup. Beaucoup trop. Tant pis, je jonglerai avec les patates arrosées de vodka. Mon estomac n’était en rien rassurée. Mon cœur, lui, battait au rythme du bonheur. L’insouciance du bienheureux.

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Étant petit, il y avait ce jeu en voiture. On comptait le nombre de véhicules de couleurs. Ici, en Islande, elles sont en majorité blanches. Et plutôt rares. Alors je trouvais un autre jeu. Je comptais le nombre de fois où j’aurai pu faire construire un château en haut de ces falaises afin d’y contempler le monde, du haut de ma tour. Il y avait beaucoup de falaises et beaucoup trop de paysages exaltants. Mon cœur perdit vite le décompte. Mon cerveau lui murmura 42. Il a toujours été farceur.
En Islande comme ailleurs, au bord de la route, il y a parfois des maisons abandonnées. Pierres nichées dans la pierre. Une falaise en surplomb comme un toit, parfois. Avec une cascade personnelle comme robinet. Et un glacier au fond du jardin comme frigo. Je me demandais. Qui habitait là ? Au milieu de nulle part. Avant que la civilisation par le chemin tissé ne les rattrapent. Des trolls peut-être ? Je me demandais. Quels terribles secrets, quel douce promesse de solitude poussent les hommes à s’exiler là où se déchaînent les éléments. On a tous cette peur du noir. De l’inconnu. Que faisaient-ils, ces hommes, lorsque la nuit avalait tout espoir durant de longs mois et que l’hiver hurlant tapait sinistrement à leur porte ? Comment calmaient-ils leur esprit, comment taisaient-ils les pleurs de leur cœurs terrifiés ?
Mon cerveau digérait encore ces informations quand mon cœur, triomphant, lui annonça la nouvelle.
La mer mon ami.

La mer qui mugit au loin.

Elle qui apaise depuis toujours les peines et les âmes. La suite demain…

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