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#Irlande Les retrouvailles…

La nostalgie est la douleur d’une blessure qui jamais vraiment ne guérit. C’est plus intense qu’un vague souvenir enfouit dans le grenier poussiéreux de notre mémoire. La nostalgie c’est les couleurs encore vivaces d’un printemps qui n’est plus. Suspendu à jamais dans l’instant. Lorsque l’hiver recouvre notre morne quotidien, on s’y blottit comme dans un lit chaud. On l’embellit à chaque visite comme un sapin de Noël. La nostalgie est tel un carrousel colorant notre vie.

Je suis nostalgique. Nostalgique de l’Irlande. De mon rendez-vous manqué avec la Saint Patrick. De notre rendez-vous. De ces belles amitiés depuis lors perdues. C’était quand ? Il y a bientôt 10 ans. J’avais moins de rides alors. Moins de kilomètres parcourus. Je comptais encore mes années. L’Irlande n’était pas mon premier voyage. Mais ce voyage m’a marqué comme mes premiers amours. Parce qu’il était l’un des premiers. Parce qu’il était maladroit. Et parce que je l’étais aussi.

C’est dans cet état d’esprit que je voyais Dublin s’approcher. En dessous des ailes, derrière les gris nuages, de vertes prairies. De nouvelles promesses. On a parfois le cœur qui s’emballe lorsque l’on renoue avec le passé. C’est comme déterrer la boite aux secrets de notre enfance. Celle sous le chêne aux lourdes branches. On ne sait plus trop ce que l’on va y trouver. Notre respiration s’accélère comme dans un grand huit. On a peur d’être déçu.

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Parfois c’était mieux avant. Oui, parfois. Mais ce ne fut pas le cas. J’ai trouvé de belles choses dans ma boîte. Elle était vieille, verte et rouillée. Je l’ai refermée avec de nouveaux souvenirs. De beaux souvenirs. Je n’ai pas manqué mon rendez-vous cette fois-ci. J’ai vécu la Saint Patrick de l’intérieur. Littéralement. J’étais au sein de la parade. J’ai vibré au son de la fête, des rires, des cries, des trompettes.

Et lorsque la fête pris fin, une autre commença. Je découvris l’Irlande des légendes. Celle de Game of Thrones. Celle où l’on murmure, même sous un soleil radieux, que l’hiver arrive. On frisonne sous la magie des mots. Je n’avais plus de place dans ma boîte pour ces nouveaux souvenirs. Alors j’en ouvre une nouvelle avec vous. Et puisque vous êtes là, on va l’ouvrir ensemble.

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