Lorsque l’on part en voyage, rares sont ceux d’entre nous qui ne prennent pas de photos, ne serait-ce qu’avec notre smartphone. Ces souvenirs numériques, ces instants figés dans les pixels que l’on peut, de nous jours, même à l’autre bout du monde, partager quasi immédiatement avec sa famille, ses amis, dans son blog de voyage ou même sur les réseaux sociaux n’ont plus la rareté d’autrefois. On s’est tous posé un jour la question ou plutôt les questions :

  • comment faire de meilleures photos de voyages,
  • est-ce qu’un appareil beaucoup plus cher me permettra de faire de meilleures photos,
  • qu’est-ce que je dois apprendre pour faire de meilleures photos de voyages…

Parfois, que ce soit un mélange de chance, de passion, de talent, de régularité, voir un peu de tout à la fois, le cercle de ceux qui nous suivent s’élargit et nos voyages sont lus par des inconnus qui trouvent dans nos récits de voyages en photos ou nos simples photos de voyages, une source d’inspiration et de conseils pour préparer les leurs… certains de ceux qui témoignent sont mêmes devenus, au fil du temps, comme moi, blogueurs voyages professionnels (ou influenceurs professionnels, les noms changent tellement), le point commun étant notre passion du voyage et notre plaisir de jouer avec l’image, qu’elle soit figée ou en mouvement !

J’ai voulu demander à mes collègues leur sentiment sur la photographie et la transition du matériel qui a rapidement évolué. Pour ma part, lorsque j’ai entamé l’écriture de ce blog de voyages, je n’avais pas le même appareil qu’aujourd’hui. En fait, maintenant que j’y pense, je n’avais pas d’appareil tout court, haha. Ce n’était pas le mien mais celui de Magdalena, ma compagne, que j’empruntais… j’ai beaucoup progressé en photo au fil des années (du moins je le pense), j’ai acheté mes propres appareils et je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre (ça c’est une certitude). Vous retrouverez donc différents niveaux d’apprentissages dans ces quelques témoignages. Certains ont connu l’argentique, d’autres non. Certains sont dans le monde de la photo depuis plus d’une décennie, d’autres non. Certaines jurent que par leur réflex, d’autres sont bridges, d’autres compacts voir même smartphone. Tous ont leur univers et tous veulent prendre du plaisir à faire des photos… C’est cela que je trouve vraiment passionnant, chacun a son histoire, son approche… Les quelques échantillons AVANT (en début de paragraphe) | APRÈS (en fin de paragraphe) vous donneront une idée du parcours photographie réalisé…

LA PHOTOGRAPHIE VUE PAR DES BLOGUEURS

Découvrez les photos et le témoignage de 9 collègues blogueurs voyageurs et amateurs de photos 😉

 

ROMAIN
BLOG : THAÏLANDE ET ASIE

 

J’ai très vite eu un certain attrait pour la photo, mais l’argentique me limitait trop et je me sentais pas prêt… L’arrivée du numérique a tout changé. Au début évidemment, parce que je démarrais et que je n’avais pas le budget, c’est avec un compact que je faisais mes premières armes. J’ai alors pu apprécier cet affranchissement de limite des 24 ou 36 poses en multipliant les prises, testant des cadres différents. Mais très vite, j’ai voulu avoir plus de liberté dans les réglages, me renseignant de-ci de-là grâce à internet, je voulais évoluer.

Mais à cette époque, passer au reflex direct me paraissait une trop grosse étape. J’ai donc d’abord utilisé un bridge, très en vogue alors, puisqu’on se rapproche des fonctionnalités d’un reflex, sans la contrainte du changement de lentilles.

Entre temps, je déménage vivre en Thaïlande. La photographie est un peu délaissée et je repassais même un temps au compact, histoire de gagner de la place dans ma sacoche que je me trimbalais partout.

Pour autant, cette étape du reflex, je la franchissais finalement en 2010, ayant une vraie envie de m’y remettre, « pour de bon » (aussi parce que je commençais à bloguer). Et si je suis passé au reflex, c’était une manière de m’y mettre sérieusement, comme si le fait d’avoir un gros boîtier et la possibilité de changer de lentille me pousserais à la créativité. J’avais pas complètement tort.

J’ai depuis mitraillé sévère. Je m’inspire parfois sur des sites de photographies (ne serait-ce que Flickr, où pendant longtemps, je sauvegardais les miennes) mais globalement, j’ai quand même souvent fonctionné à l’instinct, en gardant la fameuse règle des tiers en tête.

Par soucis de commodité, j’ai toujours utilisé un objectif multi-tâche, un Tamron 18-270mm puis le 16-300mm. Liberté totale. On peut shooter au loin (certes, on perd en lumière), faire des portraits, du paysage, presque parfait.

Comme j’ai aussi un attrait à l’architecture et que ça sert en paysage, j’ai complété avec un grand-angle, un tokina 11-16mm, un beau bijou. Malheureusement, le temps passant, mes épaules supportent de moins en moins tout ce poids. Si on ajoute l’encombrement et le fait, parfois bien contraignant, de devoir jongler entre les différents objectifs, ajoutant un risque de poussière sur le capteur (et ça arrivait de plus en plus fréquemment), j’arrive à un point où, si le cap n’a pas encore été franchi, je vais probablement abandonner le reflex.

Pendant longtemps, les fameux hybrides me semblaient la solution idéale, plus compacts, plus léger et tout aussi performant, ils ont de sérieux atouts pour les photographes. Mais j’en reste à cette contrainte du changement d’objectif, qui me chagrine pas mal.

En somme, et c’est presque un paradoxe, je songe à revenir au compact. La catégorie des compacts « expert » est aujourd’hui très élaboré et il faut retenir une chose au final, ce n’est pas le matos qui fait le photographe, mais bien son œil, sa vision.
Auteur : Romain Neuvart

 

ELOISE
BLOG : L’OEIL D’EOS

 

Cela fait un peu plus de 15 ans que je fais de la photographie. C’est devenu assez vital et je ne me vois pas me passer de ce moyen d’expression. Au-delà du simple fait d’immortaliser un instant T, la photographie est pour moi un art qui permet à quiconque d’exprimer sa vision du monde. Ce « clic » est finalement moins facile que ce que l’on pourrait penser. Cadrage, composition, réglages font d’une photo une œuvre unique.
J’utilise depuis 3 ans maintenant un Canon 5d mark iii, et même s’il est lourd et imposant, il reste mon compagnon de voyage favoris. J’avais la première version du 5D avant et même s’il était vieux il faisait très bien son job. Toutes les photos de notre premier road trip aux USA ont été prises avec ! Je suis habituée à cette marque depuis mes débuts et je crois qu’il me serait difficile d’en changer. Je reviens également davantage à l’argentique. J’ai toujours été fascinée par le développement et le tirage en chambre noir. J’ai mon propre labo et j’aimerai un jour avoir plus de temps à consacrer à cette facette de la photographie. J’encourage tout novice ou désireux de perfectionner son œil à s’essayer à l’argentique. Les mécanismes qui nous amènent à déclencher, à « réfléchir » la photographie sont tout autre. On prend davantage son temps, on compose différemment et surtout, on se laisse le plaisir de photographier des choses que l’on n’aurait sans doute jamais prises en numérique.
Je reste néanmoins convaincue que le matériel ne fait pas le photographe. Il y a cette perception, cet « œil » comme on dit qu’il faut avoir. Quelqu’un qui n’a pas cette sensibilité, même avec le meilleur des matériels, fera des photographies classiques, sans âmes, belles mais plates. Alors qu’un artiste, avec le plus simple des appareils, un sténopé par exemple ou un reflex tout public, saura tirer son épingle du jeu. Car le regard et l’interprétation que l’on retranscrit à travers ces images, cela ne s’apprend dans aucune école. Je pense que c’est inné, même si on peut travailler cette perception. C’est comme la différence entre ceux qui savent jouer du violon et les virtuoses.
Depuis que j’ai commencé la photographie mon regard a beaucoup évolué. D’abord attirée par un monde plutôt artistique, notre tour du monde m’a redonné gout à la création. Fascinée par le spectaculaire dans un premier temps, je prends aujourd’hui beaucoup plus de plaisir à photographier le quotidien qui m’entoure. Finalement je cherche toujours à raconter une histoire, mais maintenant elles sont tournées vers la beauté du monde.
Si je peux vous donner un seul conseil cela serait de photographier ce qui vous plait, ce qui fait « écho » en vous. Que ce soit des fleurs ou des paysages, des instants de vie, la rue… Si vous le faites avec passion vous ne pourrez que progresser. Si cela devient une obsession et que vous commencez à rêver à des scènes photographiques, alors vous serez sur la bonne voie…

Auteur : Eloise

 

PIERRE ET ALEXANDRA
BLOG : ON HOLYDAYS AGAIN

 

the Bean en 2013

Nous avons commencé la photo avec l’argentique car le numérique n’existait tout simplement pas ! Sans remonter aussi loin, ces dernières années, nous avons beaucoup progressé et pour cela, il a fallu s’en donner les moyens. Voici en résumés nos principaux axes d’amélioration :
Prendre des cours de photos : apprendre la théorie, le maniement des appareils, la mise en scène et bien sûr la technique
Investir dans du matériel de bonne qualité (boîtier + objectif + filtres UV, polarisé + trépieds), après avoir soigneusement étudié nos besoins

  • Apprendre à prendre le temps
  • Créer les bonnes conditions
  • Se mettre à la post-production

Avant de prendre des cours, on se disait «Ça nous plait, on clique, après tout, si elle n’est pas bonne on l’efface». Et souvent on se demandait «Comment est-ce qu’ils arrivent à faire telle ou telle photo et pas nous ?». Après les cours, on a appris ce qui peut être réaliste en photo. Parfois, ce qu’on a en tête est impossible, en tout cas sans un (très) gros travail de post-production et ce n’est pas ce qu’on recherchait. J’ai longtemps lutté contre Lightroom… Ensuite, mon prof m’a appris à comprendre la photo, m’a aidé à identifier mes besoins et m’a expliqué l’importance de la post-production, même légère pour un résultat optimal. Pour la technique, les cours m’ont vraiment été utiles, j’avais lu des livres mais, rien ne vaut le terrain avec un spécialiste.


Prendre le temps nous a permis de faire directement des bonnes photos : pas floues, droites et cadrées. Respirer et se concentrer au lieu de tirer à tout va. Ça peut faire sourire mais c’est déjà un gros plus. Prendre son temps c’est aussi l’occasion d’attendre une meilleure lumière, trouver la meilleure position (même s’il faut se coucher par terre parfois…). On a appris à nous lever tôt pour éviter la foule, voir plus d’animaux et des paysages sereins.
Après en tant que blogueurs (et forcément présents sur les réseaux sociaux), on a à cœur de poster nos photos, faites selon notre sensibilité. Si les personnes aiment c’est qu’ils aiment notre style, car nous ne souhaitons pas répondre à un « moule » de photos likeables. Plus le temps passe, plus on arrive à s’affirmer dans le style de clichés que nous aimons. Notre force d’être 2 à aimer la photo, c’est qu’il y a Alexandra avec sa sensibilité et moi, Pierre, avec la mienne.

Auteur : Pierre

The Bean en 2019

 

CLARA
BLOG : WILD ROAD

 


La photographie a toujours fait partie de ma vie, mon grand-père était photographe et il m’emmenait avec lui sur ses reportages. C’est de là qu’est née ma passion, j’ai vu que la photographie était « utile « , qu’elle pouvait servir à nouer des contacts à garder des souvenirs, à avoir un autre point de vue sur une situation, bref à l’âge de 11 ans j’ai décidée que ça serai mon moyen de communication. Je n’ai jamais été doué à l’écrit donc la photographie était le meilleur moyen pour raconter les choses.

Plus tard lorsque j’ai commencé à voyager, à l’âge de 20 ans je n’ai pas tout de suite porté d’importance au fait de soigner mes prises de vue en voyage. J’étais devenue photographe professionnelle, je travaillais dans la mode et donc la photographie était un peu devenu « mon fardeau ». On me demandait toujours de faire des photos de ci et de ça, alors en voyage j’avais décidé de laisser mon appareil de côté.

Aujourd’hui, ma vision a totalement changé, je fais toujours de la photographie de mode, mais j’ai aussi développé un réel intérêt pour la photographie de voyage, jusqu’à créer mon blog en février 2018 après avoir vécu 3 mois en Irlande. Cette période a été un vrai déclic pour moi. Sur Instagram, lorsque je partageais mes photos, je me suis rendu compte que les gens réagissaient plutôt bien, que ça pouvais leur donner envie de visiter un lieu particulier. J’ai retrouvé cette notion d’«  utilité » de la photographie.

Lorsque j’ai fait mes premiers voyages, je me contentais d’emmener un petit appareil compact alors que maintenant, je prends toujours mon réflexe avec moi pour avoir la possibilité de retravailler comme je le souhaite mes photos derrière. Alors oui prendre son réflexe ça pèse un âne mort dans son sac, surtout quand on prend trois objectifs, mais aujourd’hui, cet effort que je suis prête à faire pour ramener des photos dont je serais fière et que je pourrais par la suite exposer ou encadrer.

Mes conseils :
À mon sens, une bonne photographie de voyages est de savoir photographier un lieu à ta manière, avoir un point de vue singulier.
Pour commencer ne te sens pas obligé d’avoir un bon appareil photo, ton matériel évoluera avec ton niveau.

au début j’avais un Nikon D90 avec un un zoom de base (je ne me rappelle plus lequel)
pour les photos de voyage le petit compact c’était un GX20 canon je crois
et maintenant je shoot avec un Canon 5D mark IV et un objectif 24-105mm f4

j’ai fait une école de photo : l’ESMA à Montpellier et un master en photo à Université de paris 8

Auteur : Clara Ferrand

 

PAUL
BLOG : PETITS VOYAGEURS

 

Le vrai problème quand on voyage, c’est qu’on n’a pas vraiment le temps de faire de la photographie. C’est en tout cas mon ressenti : soit je visite, soit je prends des photos, mais pas les deux. C’est d’ailleurs quand j’ai décidé d’arrêter de tout vouloir faire au même moment, que je me suis mis à progresser vraiment.

Lorsque je pars pour une session photo, je m’affranchis totalement des visites touristiques et de la dimension découverte en voyage. Je reste focus sur mon objectif : capturer des images et des moments. La photographie demande du temps et de la réflexion, il ne suffit pas d’appuyer sur le déclencheur devant un panorama fantastique ou un beau monument, pour faire une belle image. Si vous regardez ma vieille photo de Sigiriya (que j’aimais beaucoup à l’époque), le paysage est magnifique, mais il ne se passe pas grand chose de plus…

Il me paraît essentiel de prendre le temps de penser à sa prise de vue pour composer son image. Il faut également être au bon endroit, au bon moment (la lumière est un élément essentiel). Vous pouvez bien sûr prendre des cours de photo, je l’ai fait car c’est important de maîtriser certaines bases. En fait, vous devez être capable d’agir sur 3 réglages seulement : les ISO, l’ouverture et la vitesse. Le reste, c’est du gadget.

Après, la photographie est surtout une affaire de créativité et de pratique. Je sors faire des photos au minimum deux ou trois fois par semaine, même dans la rue en bas de chez moi. Ensuite, il faut essayer de trouver un angle et de raconter une histoire (avec une photo abstraite par exemple). Tentez dès que possible de resserrer votre cadre au maximum (pas besoin de toujours photographier un monument en entier). Pensez aussi à faire entrer des personnages dans vos prises de vue, pour les rendre plus vivantes. Enfin, allez découvrir le travail des grands photographes, c’est l’une des meilleures façons de progresser.

Mon premier appareil : un compact Canon Ixus.
Mon appareil actuel : un hybride Lumix GX80 avec 3 objectifs interchangeables.
Pourquoi j’ai changé : je voulais absolument pouvoir sortir du mode automatique pour progresser et devenir plus créatif.

Auteur : Paul

SYLVIE
BLOG : RANDONNÉES POUR PETITS ET GRANDS

AVANT : période 2004

Si à notre rencontre j’ai transmis mon goût pour la randonnée à mon mari, lui m’a transmis son goût pour la photographie… Il avait alors un bridge, j’avais encore le petit appareil offert à ma grande communion, et qui faisait des photos carrées…

C’était il y a 28 ans, au temps des pellicules photo… On limitait alors nos clichés aux vacances, aux sorties ou aux occasions spécifiques.

Tout a changé avec l’apparition de la photographie numérique, qui nous a permis de multiplier les prises de vue. Quel bonheur ! J’ai commencé à percevoir le monde qui nous entoure d’une façon différente, à travers l’objectif de l’appareil photo… Peu à peu mon regard sur les choses a changé, la perception de mon environnement a évolué, ma vision créative s’est affinée…

C’est ainsi que progressivement, avec l’acquisition tout d’abord d’un Panasonic-DMCFZ2 en 2003, d’un Nikon Coolpix P90 en 2009, puis d’un Panasonic DMC-FZ1000 en 2016, mon goût pour la photo s’est transformé en passion ! Mais toujours en mode automatique… Jusqu’à cette fin d’année 2017 où j’ai eu envie d’en sortir pour aller plus loin.

Je me suis alors plongée dans la lecture de livres, de magazines et de blogs sur la photo. Un apprentissage merveilleux, mais long et complexe lorsqu’on ignore tout des secrets de l’ouverture, de la vitesse et des ISO…

En avançant dans cet univers fascinant est apparu le rêve d’acquérir un reflex… Mais en randonnée on peut en l’espace de quelques minutes faire une photo de paysage, une macro de fleur, puis zoomer sur un animal, ce qui implique des changements d’objectifs avec un reflex, et un sac-à-dos plus lourd à porter…

J’ai donc préféré abandonner l’idée, jusqu’à ce début d’année 2018 où j’ai appris l’existence de l’objectif Tamron 18-400 mm. Avec sa polyvalence, j’y ai vu la solution à ma pratique photographique : un seul objectif pour tout faire !

C’est ainsi qu’en juillet dernier le rêve est devenu réalité avec l’acquisition de cet objectif et d’un boîtier CANON EOS 80D. En octobre, afin de parfaire et consolider mes connaissances acquises en autodidacte, et sans doute aussi pour me rassurer, j’ai fait un stage photo « Couleurs d’automne ». Puis à Noël, juste pour le plaisir en dehors des randonnées, j’ai même acquis un objectif fixe 50 mm-f/1.8

La route est longue encore pour venir à bout de tous les secrets de la photographie, mais tellement belle…

Auteur : Sylvie

 

OLIVIA
BLOG : LA FILLE DE L’ENCRE

 

La photo et moi : du désir, de l’apprentissage, de la prise de conscience.

J’ai toujours aimé l’art photographique. Pourtant, ma venue à la photo est récente. J’ai commencé le blog avec un petit compact mais très vite, j’ai senti une insatisfaction grandissante, mes photos n’étaient pas de bonne qualité et d’une banalité affligeante.
J’ai réuni quelques économies et j’ai investi dans mon Canon EOS 100D, le plus basique des Canon, avec l’objectif de base, le 18-55 et un 50mm en complément – j’avais lu qu’il était incontournable. Ça tombait bien, il n’était pas cher. C’est bien lui que je préfère, j’aime les focales fixes.
Avec l’achat de mon matériel, le magasin photo m’a offert 2 heures de cours. J’ai été assidue, j’ai pris des notes mais ne pratiquant pas tous les jours, j’ai vite oublié.
J’ai continué comme ça en tâtonnant quelques mois jusqu’au moment où l’insatisfaction m’a rattrapée, une énorme frustration : mes photos ne correspondaient pas à ce que je voulais transmettre.

Il y a dans mon village, une photographe de studio très renommée, NathSakura. Elle donne des cours sur un cursus de 3 années. Je suis actuellement en deuxième année, l’année des Petits Jedi après celle des Padawans 🙂
J’ai beaucoup galéré et j’ai été tenté 1000 fois d’arrêter. L’échelle de diaph à apprendre, les flashmètres, les bols beautés à manier, les lumières à bien placer, la direction de modèle … c’est difficile.
Je tiens bon, même si la photographie de studio n’est pas celle que je pratique et que la technique ne veut décidément pas rentrer dans mon cerveau.
Si je m’accroche c’est que j’apprends beaucoup. Sur moi, plus que sur la photographie en fait. Même si mes photos se sont beaucoup améliorées me dit-on et que mon oeil est devenu plus expert, c’est sur mon envie photographique que j’ai le plus appris.
J’aime de plus en plus la photo mais pas à n’importe quel prix. Je n’ai pas envie de me trimballer du matériel lourd, je n’ai pas envie de changer d’objectifs pour ne pas louper LA photo, je n’ai pas envie d’investir des sommes trop importantes dans mon matériel … je veux de la simplicité et de la fluidité.
Et depuis quelque temps, je me pose la question : finalement, à quoi ça sert toutes ces photographies de voyage ? A faire rêver, à partager ce que nous vivons, oui mais est-ce suffisant ? Et puis, reconnaissons-le, nous sommes des millions à faire les mêmes photos des mêmes endroits … Qu’est-ce-qu’on apporte de plus ? Qu’est-ce-que j’apporte de plus, moi avec ma pratique balbutiante et mes yeux qui ne voient pas différemment de millions d’autres yeux ?
Je crois qu’Instagram joue beaucoup sur mes réflexions du moment. Cette uniformité dans laquelle je me suis inscrite me lasse.
Moi au final, ce qui me touche, c’est la photographie de rue. J’aime voir le vrai et pas seulement le beau. C’est je crois, ce que j’ai envie de transmettre à mon tour.
Mais est-ce compatible avec un blog voyage et des passions rurales bien plus qu’urbaines ?
Me revoici partie dans une ronde d’interrogations auxquelles je dois répondre avant de changer mon matériel 🙂

Auteur : Olivia

 

LAURIANE
BLOG : JE SUIS PARTIE VOYAGER

 

J’ai commencé à prendre des photos en 2013 avec un tout petit petit compact. C’était pratique pour les souvenirs et je le dégainais à toutes les occasions, mitraillant sans vraiment faire attention à quoi que ce soit. Puis on m’a offert un petit hybride à objectifs interchangeables d’entrée de gamme (Samsung NX3000) et ça a été un peu la révélation pour moi. J’ai commencé à prendre plaisir à faire des photos pour autre chose que pour les souvenirs. Mais j’ai longtemps été frustrée, je prenais même en double mes photos avec mon smartphone de peur de les louper avec mon hybride. Au bout d’un an d’utilisation je trouvais toujours que mes photos étaient plus jolies sur smarphone que sur mon appareil photo, un comble ! Mais la tendance s’est inversée il y a 2 ans et j’ai enfin arrêté d’être frustrée avec mon appareil photo quand j’ai un peu mieux maitrisé l’exposition et surtout, le mode raw ! Je n’arrivais cependant toujours pas à utiliser avec plaisir le mode manuel et me complaisais dans les modes automatiques. Mes compositions se sont largement améliorées à ce moment là car les modes automatiques sont efficaces et le post-traitement rattrapait en partie mes erreurs. C’est vraiment il y a 1 an que la photo est devenue une grande partie de mes voyages. Mais je me précipitais et me précipite toujours trop pour faire des photos, j’estime que je dois travailler mes compositions pour encore m’améliorer, peu importe le matériel que j’ai Cependant, mon matériel avait beaucoup de défauts qui m’ont amenée à passer à mon appareil photo actuel, notamment un autofocus lent et capricieux et des objectifs vraiment pas fous. J’ai donc maintenant un Panasonic GX80 de moyenne gamme très efficace. J’apprivoise de plus en plus les concepts d’ouverture, de vitesse et essaye de les utiliser sur le terrain sans céder à la facilité du mode automatique. Ceci est rendu facile par l’intérêt que j’éprouve maintenant pour la prise d’image et l’envie d’obtenir les images dont je rêve. Il est difficile pour moi en tant qu’amateur de donner des conseils mais je pense qu’on peut commencer par faire confiance aux modes automatiques et en portant attention à la composition et aux conditions de luminosité, qui sont au final primordiales. Investir dans du matériel très onéreux n’est pas un moyen de résoudre la frustration, il faut plutôt maîtriser ce qu’on a entre les mains car la courbe de progression dépend bien plus de la pratique que des centaines d’euros dépensés pour passer d’une bonne gamme à une gamme à peine meilleure.
Pour conclure en quelques mots, faîtes attention à la composition et aux lumières de vos photos sans vous concentrer sur le matériel. Un bon appareil photo ne produit pas de belles photos par défaut, par contre un appareil moyen dans les mains de quelqu’un qui prend son temps peut faire des merveilles.

Auteur : Lauriane

 

CAROLINE
BLOG : TONG ET SRI LANKA

 



Quand j’ai commencé à voyager au Sri Lanka en 2008, j’utilisais un petit appareil photo numérique classique. Mais rapidement, le smartphone est arrivé et lors de mon tour d’Asie en 2013, il est devenu mon outil pour prendre mes photos. En effet, je le trouvais moins intrusif (surtout dans les scènes de vie), plus facile à dégainer et plus rapide aussi. Il ne prenait quasiment pas de place dans ma poche ou dans mon mini sac bandoulière et son poids ne me gênait pas. Mon iPhone 4 est alors devenu mon appareil photo en voyage.
Sauf que ce nouveau compagnon de voyage avait quelques lacunes… En effet, le zoom pixelisait, dès que la luminosité baissait alors du bruit apparaissait sur mes photos et le flash n’était pas dingue. Ainsi, la fête bouddhiste de Vesak (équivalent à la fête des lumières en Asie) n’a pas été pleinement immortalisée au Sri Lanka.

J’ai donc rapidement changé de téléphone pour améliorer la qualité des photos en voyage. Je suis passée sur l’iPhone 6 et j’ai été très agréablement surprise par ses progrès, notamment concernant la qualité vidéo, la stabilisation et la qualité photo (une plus grande ouverture de l’objectif, 8 millions de mégapixels). Lui et moi, on a vécu ensemble les aventures du quotidien et surtout on a capté plein de souvenirs au Sri Lanka, au Nicaragua et j’en passe.
Mais voilà, ce souci de bruit lors des faibles lumières, des photos nocturnes ou ce zoom qui n’en était encore pas un, me manquaient.
Quand l’iOS X est arrivé, mon appareil photo s’est mis à ralentir et à ne plus capter aussi instantanément ces moments de voyage que j’aime temps, sans m’empêcher de les vivre pleinement.
En octobre dernier, nous avons donc décidé de nous séparer et, comme vous l’aurez compris, Apple et moi c’est une histoire d’amour depuis mes 12 ans (my bad), je suis passée à l’iPhone XS. Et là, on ne va pas se mentir, depuis c’est la révolution.

À cet appareil, je n’ai quasiment rien à lui reprocher et je n’utilise quasiment que lui en voyage. Je peux régler les profondeurs de champ, la vitesse, filmer en 4K, j’ai deux objectifs avec des ouvertures différentes, les zooms sont nets et les photos de nuit de qualité. Honnêtement, la qualité photo n’a pas de quoi rougir à côté d’un appareil photo ! Allez le seul bémol (hormis le prix), c’est qu’il manque le format RAW pour retravailler dessus derrière.

En tout cas, aujourd’hui avec l’évolution technologique, un smartphone peut largement suffire pour photographier son voyage si on n’est pas un as de la photographie ou si on n’a pas un budget XXL pour s’offrir de magnifiques objectifs. Certes, il ne remplacera jamais un reflex et ne fera jamais des beaux zooms pris de très loin, mais pour voyager en toute simplicité en étant un amateur/amatrice de photos, il fait très bien l’affaire pour immortaliser joliment son voyage !

Je vous ai mis 2 photos prises dans les grottes de Dambulla, au Sri Lanka. L’une faite avec mon iPhone 4 en 2013 et l’autre avec mon XS en 2018. Il n’y a pas photo entre les deux, non ? Pour le conseil de la fin, n’oubliez pas de décentrer votre sujet, que vous soyez avec un smartphone ou un appareil et n’hésitez pas à jouer avec les perspectives et les ombres. Vos photos n’en seront que plus belles !

Auteur : Caroline

Et moi ?

 

Cet article avec les nombreux témoignages de mes collègues blogueurs fait déjà plus de 4500 mots et je ne suis pas certain que tout le monde arrive au bout 🙂 Lorsque j’ai commencé à rédiger mes impressions sur le monde de la photo ainsi que mon regard en tant que photographe en devenir, on dépassait alors les 6000 mots sur cet article donc je pense simplement faire de mes témoignages sur mes 8 ans de photos sur ce blog voyage un article à part entière afin que vous puissiez respirer un peu 😉 En 8 ans, depuis la création de ce blog voyage et photos en 2011 -déjà- ma pratique a changé, les caméras et logiciels que j’utilisais ont changé… il y a tant d’aspects à évoquer… RDV dans un prochain article, je pense même que l’on évoquera le sujet de la prise de photo en voyage avec son smartphone 😉 En attendant, vous pouvez dors et déjà vous « amusez » à décortiquer les différents styles par lesquels je suis passé, que ce soit sur mon compte instagram voyage : BienVoyager ou celui, orienté plus aventure, de 1001pas