Il serait faux de dire que je connais bien un pays. Même la France, pays qui m’a recueilli, habillé, éduqué pendant près de 20 ans, je la connais peu. Rare sont ceux qui peuvent dire le contraire je pense. C’est comme au bureau, on passe plus de temps avec ses collègues de travail qu’avec sa propre famille, mais la majorité du temps, on ne les connaît pas vraiment. Ceux sont des gens que l’on côtoie. Il en va de même pour la Pologne.

Je la côtoie. Je côtoie la vie des polonais de Wroclaw, je partage leur quotidien mais qu’ai-je fait de plus en deux ans d’expatriation ? Deux ans d’expatriation et des petits voyages de ci et de là… mais rien que je n’ai déjà vu avant. Habiter quelque part nous/me rendrait-il un peu paresseux ?

 

C’est bien pour mieux connaître ce pays qui m’a vu naître que je pars. (celui qui m’a vu grandir attendra l’année prochaine avec un tour de France en vélo) A l’arrivée, je n’aurai toujours pas la prétention de dire que je connais très bien la Pologne, je pourrai cependant vous dire que je la connais mieux.

Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne. Woody Allen

Mon -petit- tour de Pologne

 

Il s’effectuera dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le projet est d’abord rejoindre Magda, à Zakopane, prés des Tatras dans le sud de la Pologne, en passant par Cracovie, puis filer -à l’ anglaise- à l’est. Bon j’avoue que c’est un peu flou. J’ai bien quelques notes de prises mais je n’ai pas de trajet fixe. Je sais que je veux voir  la grotte de Raj, des parcs nationaux, la forêt primaire de Bialowieski avec sa plus grande population de bisons libres au monde, des villes historiques : Kielce, Zamosc, Sandomierz…

 

 

Comment je me déplacerai

 

Le stop était un moyen très populaire de voyager. Mais ça c’était avant… comme disait mon grand-père. Dans les années 70, alors que peu de polonais avaient une voiture, des familles entières s’y adonnait et les camionneurs qui prenaient le plus de monde recevaient des petits cadeaux de la part de l’organisme central qui était en charge de ce „moyen de transport”. Il y avait en effet une carte qu’il fallait faire tamponner et signer par le camionneur tout en lui montrant ses documents, puis il fallait remplir la carte que possédait le camionneur qui devait la remettre à son arrivée au responsable etc… l’administration du stop selon la mode communiste. Processus administratif complexe et gourmand en papier. Les choses ont bien changé depuis… reste à savoir si se faire prendre en stop est toujours aussi facile qu’avant.

Mais bon, le stop, j’y ai pris goût après en avoir fait de façon intensive durant mon séjour en Islande (enfin, plus intensif que 0, ce qui était le cas avant l’Islande, ma foi, vous me direz, c’est facile) Lorsque cela ne sera pas possible, j’utiliserai mon moyen de locomotion favori, j’ai nommé le train ! Et si le train met vraiment trop de temps et que le stop m’a fait défaut, je me résignerai sur le bus…

 

Où je dormirai

 

Concernant l’hébergement, le couchsurfing fera l’affaire. C’est le meilleur moyen de rencontrer les locaux et de découvrir des lieux que je n’aurai peut-être pas trouvé moi-même, avec mon guide ou mon appli à portée de main. Sinon, j’ai prévu une tente pour les coups durs, au cas où il n’y aurait pas de place dans les auberges de jeunesse… car, actuellement, c’est la saison durant laquelle les groupes de vacances encadrés par des religieuses polonaises prolifèrent un peu partout donc… méfiance. Et honnêtement, négocier avec une religieuse ce n’est pas aussi évident que l’on croit. Faut dire aussi qu’elles sont les messagers de Dieu hein… et puis comme je ne suis pas super pieux non plus et que je suis prompt à mettre en avant dans une discussion les derniers scandales des prêtres pédophiles, je ne rentre pas facilement dans les bonnes grâces. De toute facon, je me suis toujours méfié des gens en soutane !

 

Le but de ce voyage

 

Le but premier, comme je l’ai dit, c’est de connaître un peu mieux mon pays de naissance… ensuite, j’espère bien vous donner envie d’y aller (ou à défaut de me lire) Je sais que l’Euro 2012 a été un joli coup de com’ pour l’image de la Pologne et l’Ukraine mais, sincèrement, je ne pense pas que la vision de stades flambants neufs et de jolies supportrices blancs et rouges se trémoussant en mini jupes dans les zones prévues pour les supporters soit l’image qu’il faut retenir du pays. Et puis je le dis sans honte, je n’ai jamais été un grand fan de foot et si, Magda et moi, on a fuit Wroclaw durant l’Euro, ce n’est pas sans raisons…

D’ailleurs, selon mon humble avis, dépenser des centaines de millions pour des stades tout en réduisant les aides sociales, alors que cet argent aurait pu être dépensé bien plus efficacement ailleurs, c’est pour moi une aberration. Fin de l’apparté

 

Bon, avant que cet article ne se transforme en une énumération de toutes les absurdités de ce monde, je file attraper mon train et je vous dis “Do zobaczenia” (a bientôt)

A propos, si vous avez des suggestions de lieux à visiter sur la route, je suis preneur ! A l’heure ou je publierai cet article, il y aurai déjà quelques photos en circulation sur ma page facebook et mon compte instragam. Pour les inconditionnels de twitters, vous pouvez me suivre avec ce tag #polandTour