Je suis de retour.

Je suis de retour pour quelques jours après ces longs séjours et quelques récits sur ce blog de voyages… chez moi, à  Wroclaw, en Pologne.

Je suis de retour et je ne bougerai sans doute pas trop durant les semaines à venir…

quoique, je reste parfois imprévisible.

 

 

Un retour point d’interrogation


une musique pour l’article 😉


J’aime ne pas avoir de certitudes ni de plans bien définis.

J’aime ne pas être sur de quoi sera fait demain, la semaine qui vient, le mois qui suit.

*Comment me parler de plans à 5 ans alors que mon agenda est une fenêtre ouverte sur le monde.

Voyez, je suis incompatible avec la vie en entreprise et sa crise… bref, je suis de retour. De retour mais bien loin de la plupart d’entre vous, chers lecteurs…Je sais… certains d’entre diront que je ne suis jamais vraiment parti. Virtuellement, j’ai toujours été plus ou moins là. C’est vrai, virtuellement, je n’ai pas bougé. Ce blog est la sentinelle de mes envies de voyage. Comme vous, elle scrute et les pages qui s’accumulent témoignent de mes escapades. L‘Europe de l’Est, l’Islande, la Pologne, Rhodes… j’ai encore tant à vous dire, tant à écrire  tant à vous montrer. Au tout début, j’ai eu l’orgueil de croire que mes mots suffiraient pour exprimer tout ce que je ressens. C’est faux, j’essaye, beaucoup, encore et encore, mais on en est loin. Si vous pouviez voir les marques sur cette page virtuelle, elle serait pleine de ratures, elle en serait noire. Plus de ratures que de mots sans doute, cela donnerait une sorte de dessin abstrait.

 

C’est pour cela que j’apprends la photographie. Les photos de voyages sont une façon essentielle de m’exprimer. Pour que vous me compreniez. Pour vous emmenez avec moi là où je vais. Je ne veux pas voir le monde tel qu’il est. Je veux le voir avec des yeux d’enfants. Merveilleux, enchanteurs, innocents. Nous savons, vous et moi, que le monde n’est pas aussi beau et bon qu’on le voudrait. On nous le répète ici et là, dans les médias  bien assez. Ce n’est pas hypocrite de vouloir le voir autrement. Ce n’est pas se voiler la face que de vouloir construire un havre de paix et de calme pour se ressourcer. Je suis bien conscient de ce qui m’entoure. J’ai beaucoup trop de temps libre pour ne pas voir la réalité du tableau. Je les connais bien les mots en « tion » : pollution, corruption, destruction, privation, aliénation, résignation… Pas besoin d’aller loin pour les croiser. Il suffit de sortir de chez moi… Il est sombre le tableau qui nous entoure… mais, moi, je veux m’accrocher a cette lumière dans le coin, celle qui nous éclaire un peu, celle qui nous fait retenir notre souffle lorsque les premiers jours du printemps reviennent ou celle que vous trouvez dans le regard de votre enfant, lorsqu’il revient radieux après avoir vu ses premiers flocons… car il y a encore de la lumière  Beaucoup. Dans les gens… dans leurs sourires, dans leur générosité, dans leur courage. Dans la nature… Je vous dirais que je m’exprimais mal. C’est vrai.

J’ai fait bien des erreurs…

 

cahierLa plus grosse est celle de vous avoir voler des milliers de mots. Puisque j’ai perdu de nombreuses images de mes voyages en Pologne et d’ailleurs. Puisque je n’ai pas jugé bon de garder les images brutes de mes escapades. J’ai perdu des des milliers de mots… Ces mots qui ne viennent que de belles images. Ces mots qui se doivent d’être partagés. Pourtant, j’aurai voulu vous donner la possibilité de voir derrière mon épaule les paysages que j’ai traversé. Les gens qui m’ont aidé sur la route. Les mains tendus, les kilomètres traversés. Il y en a eu beaucoup. Le temps est un filtre. Le choix des mots et des images est un réel talent qui se travaille. Le temps du choix est précieux  Maintenant j’ai le temps mais le choix est plus restreint. Il l’est par ma faute.

 

Je serai muet. Je serai muet sans le voir, par mes propres erreurs… mais c’est ainsi que l’on apprend n’est-ce pas ?   Les voyages méritent d’être partagés   La vie en elle-même est un voyage. Un trop court voyage pour certains. Nous la traversons avec différentes personnes qui enrichissent notre quotidien, nos expériences  Nous transmettons le savoir, notre vécu à d’autres… famille, amis, enfants… Un jour mon tour viendra. Je prendrai le relais de mon grand-père au coin du feu. Je parlerai de Son histoire, de la guerre, des horreurs de la déportation  de l’Histoire afin que cela ne sombre pas dans l’oubli… et je parlerai de mes histoires… Avant cela, avant de prendre la voix roque qui ne vient qu’avec le rhum et les ans, je partage ici mon Voyage et mes voyages avec vous. Ce n’est pas narcissique. C’est un besoin… je – vous –  le faisions naturellement avec nos proches. Ici, on est un peu comme une famille virtuelle. Tous réunis autour du feu pour écouter des histoires, des conseils, des retours d’expériences  Tous réunis pour poursuivre notre propre route sans encombres. On se retrouve de temps en temps et on partage, virtuellement. Avec certains d’entre vous, j’ai même eu l’occasion de dépasser le mur du virtuel… et aucun rencontre ne fut désagréable. Pourquoi ne pas continuer… je le fais déjà avec le couchsurfing… alors pourquoi pas avec vous ?

 

Je vous ouvre ma porte…

 

Pour ceux qui le souhaitent. C’est dans le titre. Je vous livre déjà un peu de ma vie et de mes histoires ici… pourquoi ne pas vous montrer aussi le lieu dans lequel je vis ? C’est une suite naturelle. Je rencontre certains d’entre vous lors de mes voyages. Pourquoi votre voyage ne pourrait-il pas faire de même ? Pourquoi ne pas vous montrer un coin du pays qui m’a vu naître ? Je ne vous promets pas d’être votre guide mais je vous promets une balade. L’appartement est très petit mais il est, je pense, chaleureux.

 

Je suis expatrié en Pologne, à Wroclaw… ce n’est pas si loin. A 1h30 de vol de Paris. Ce n’est pas si cher, vous pouvez trouvez des vols toutes charges comprises pour 80 euros / personne. AR avec une compagnie low-cost. (je compte l’AR pour Paris-Bauvais) si vous passez par là, ma porte vous est ouverte à la mesure de mes possibilités. Le temps d’un café voir de quelques nuitées  Nous pourrons alors échanger  partager, parce que c’est le but d’un voyage après tout. Partager. Le virtuel efface de nombreuses frontières, il suffit de le vouloir… et de tourner la poignée.

Qu’en dites-vous ?