Dévoluy, le petit Yosemite français, Piotr, vraiment ? T’abuses pas un peu sur la vodka ces derniers temps  ? Premièrement, cher lecteur, un franco-polonais boit -presque- toujours avec modération. Le « modéremment » étant laissé à mon appréciation. Deuxièmement, je te l’accorde, je me laisse parfois emporter dans une certaine exagération lyrique par mon enthousiasme naturel. Mais, lorsque l’on regarde cette photo prise par ma talentueuse collègue photographe Maider (du blog made by maider) qui m’accompagnait dans ce reportage de la TeamAventuriers


…avoue sincèrement qu’on ne peut nier un petit air de ressemblance avec le célèbre parc du Yosemite. Bon, évidemment, le Half Dome, au dessous- est tout de même plus imposant avec sa face de 700 mètres. Ici, on n’a « que » 400m de paroi.  D’où mon appellation de « petit Yosemite » concernant le Dévoluy. Mais je pense que le Dévoluy peut nous réserver de belles cordées durant la belle saison, non ? 🙂 Les lignes sont pures, belles. Mentalement, on s’y projette déjà. Nos mains fusionnant avec la pierre. L’effort des prises… Quand bien même, bien que je voyage plus que la moyenne, je ne suis en rien blasé. J’aime découvrir ces paysages qui te rappellent que : »Tout de même, qu’est-ce qu’elle est belle notre France »

source wikipédia parc Yosemite

Dévoluy, Dévoluy, je veux bien, mais où est-il ton Dévoluy ? Alors moi-même je ne savais pas. Par contre, si je te dis qu’il est coincé entre les Écrins et le Vercors, dans les Hautes Alpes, je pense que cela te devrait t’éclairer un peu plus. Enfin plus que si je te parle du massif de Taillefer (qui pourrait être le nom d’un territoire des nains dans le Seigneur des Anneaux) au nord et la Bochaine au sud. Une petite carte pour t’aider.

Il y a une chose que j’ai retenue de mon séjour au Dévoluy. Depuis le plus haut sommet, le Grand Ferrand, à 2755m, l’Obiou à 2789m on peut, dit-on, apercevoir la mer (Bon en fait c’est depuis le Pic de Bure, à 2 709 m, j’ai mal noté). On peut distinguer Marseille, brillant au loin. J’ai trouvé cela dingue. Fabuleux. De la région du Dévoluy, enclavée par d’imposantes et austères parois pareille à des murailles d’une forteresse imprenable (le lieu idéal pour se réfugier en cas d’attaque zombie soit dit-en passant), au plus haut sommet local, on peut voir la mer. (une randonnée à ne pas manquer pour la belle saison)

Le Dévoluy se cache derrière ces murailles

Ici, on est sous un manteau blanc, là-bas c’est un drap bleu qui recouvre le tout. Une sorte d’oasis dans le désert. L’étoile qui te guide la nuit. Voir la mer depuis le sommet d’une montagne, cela m’a toujours touché. C’est comme deux infinies qui se touchent. L’appel du grand large et l’appel des hauteurs. Bon, je n’ai malheureusement pas de preuve à te montrer cette fois-ci et il te faudra croire sur parole mes propos de blagueurs blogueur voyage. L’hiver n’étant, par ailleurs, la meilleure saison pour faire une randonnée pédestre jusqu’en haut du Grand Ferrand . On peut, je pense mais cela revient plus à de l’alpinisme qu’à de la randonnée. Une autre fois, peut-être, Maider et moi nous avions déjà un programme chargé.

La nuit tombe sur le Dévoluy

Maider et moi en profitons de la lumière pour faire une petite session photo. #ToiAussiPoseCommeUnMannequin

chemise Roark Nootka flannel : produits Roark | crédit photo Maider Oyarzabal

doudoune Chamonix bleu Back to Alaska | crédit photo Maider Oyarzabal

Je me suis rabattu sur des activités hivernales au Dévoluy plus accessibles. Bien manger et bien bouger. Rien de tel pour bien voyager (#humour).  On a donc fait du ski (enfin j’ai fait du ski, j’ai surtout vu Maider chuter ^^ Bon, je suis mauvaise langue, avec un pouce dans une attelle au départ et après 5 ans sans glisser sur les pistes, elle avait bien du courage de nous suivre), du chien de traineau, de l’escalade de glace, de la randonnée en raquette, des balades, du ski de fond (où il faut dire, j’ai été plutôt mauvais au départ) et, avec Maider, on s’est même motivé à un petit running matinal dans la neige.

balade en raquettes au Dévoluy

balade avec mes Kamik Alborg, rien de tel pour garder chaud aux pieds

session escalade de glace avec Maider dans les Gorges des Etroits (pas de blagues de mauvais goût je vous prie) #OnNeVousAPasAttenduPourLesFaire

Il n’en fallait pas moins pour brûler toutes les bonnes calories du soir. J’ai encore en mémoire les gargantuesques repas dont une délicieuse raclette arrosée d’un petit blanc local, avec un accueil montagnard du patron des plus chaleureux sans être envahissant, Chez Patras. (une adresse définitivement à retenir)

Ski au Dévoluy

Maider et moi nous séjournions à l’Hôtel Le Refuge de l’éterlou. Calme, ambiance familiale à 2min des pistes. On déchaussait quasiment devant la porte de l’hôtel. Je ne peux pas vous dire si la cuisine du Refuge de l’Eterlou est bonne car on n’a principalement dîner à l’extérieur. En tout cas, le pain au petit-déjeuner est frais et bon. Celui qui respecte ce principe sacré du petit déjeuner en nous servant autre chose qu’une brique part déjà avec de bonnes bases pour la suite.


Booking.com

Maider fait une pause entre 2 chutes 🙂

Nous avions dîné soit Chez Patras, mentionné plus haut, que je conseille (même s’il faut prendre la voiture), soit, par 2 fois, à 5min à pied de l’hôtel, au restaurant O’Patou où j’ai mangé probablement ce qui fut la plus grosse salade de ma vie, une salade Périgourdine (un plat que j’ai pris en entrée accompagné de délicieuses côtes d’agneau : assiette du Loup Garou). Le restaurant Le Schuss au SuperDévoluy est également une adresse intéressante.

Chien de traineau au Dévoluy

J’ai adoré en faire en laponie finlandaise, à Rovaniemi, le pays du Père Noel (bon, par contre par -40, l’air froid pique un peu plus) et j’ai ici aussi apprécié la balade. (avec une température beaucoup plus supportable). Les chiens étaient comme des grosses peluches. Adorables. Pour plus de sensations, être parmi les premiers à se lancer au petit matin, lorsque les chiens sont excités comme des puces, est l’idéal. Ils transmettent alors une telle énergie. Incroyable. On se sent comme un musher lors d’une course. Ils tirent comme des acharnés et il ne faut jamais oublier d’avoir un pied sur le frein car dans le cas contraire, tu peux dire adieu au traineau. Le matin, ils sont alors plus frais qu’en fin de journée où la fatigue se fait davantage ressentir. En fin d’après-midi, il nous a fallu pousser un peu et sur le retour, il y a clairement un des chiens qui était là en dilettante. (un jour je vous montrerai les extraits où je lui gueule dessus !)

Vous pouvez retrouver tout les informations pour découvrir cette activité au Dévoluy ici : Les Traineaux du Dévoluy

Et c’est tout ? J’ai encore une vidéo de running au Dévoluy dans les cartons à vous faire découvrir.

Par ailleurs, en été, au Dévoluy, en dehors des balades à pied et à vélo au sein du massif, des sorties d’escalade, de via ferrata ou de cannyoning, il y a des activités plutôt insolites qui vous attendent et qui je pense valent le détour. Par exemple, vous pouvez aller admirer les étoiles sur le plateau de Bure où se trouvent  un réseau de radiotélescopes à 2 552 m. Vous pouvez également faire de la spéléo-glaciaire, le Chorum Clos est un grand classique du massif du Dévoluy.

Je vous ai sélectionné quelques sites et articles pour vous donner un aperçu des possibilités estivales.

MATÉRIEL UTILISE


Ce voyage a été réalisé dans le cadre d’une reportage de la TeamAventuriers en partenariat avec l’office de tourisme du Dévoluy. Mon avis reste totalement indépendant.


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